Auteur de cette archive: avi

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Congé maternité : allez, encore un petit effort Madame le Bâtonnier !

Le Président du MAC est l’auteur de la proposition adoptée par le Conseil de l’Ordre pour étendre le congé maternité des avocates collaboratrices de 12 à 16 semaines – Bulletin du Barreau du 7 septembre 2010, n. 28, p. 358-359  

Bulletin (Maternité – Chomage)

Le congé maternité des collaboratrices libérales a ainsi été adapté à celui des collaboratrices salariées.

Cependant, le régime des collaboratrices libérales demeure défavorable.

En effet, le Règlement Intérieur du ne comporte aucune disposition spéciale en cas de troisième enfant ou de jumeaux.

Or, pour les collaboratrices salariées, le Code du travail prévoit :

–        En cas de troisième enfant, 26 semaines de congé maternité ; 

–        En cas de jumeaux, 34 semaines de congé maternité.

Certes, on pourrait penser que, ces femmes étant deux à trois fois plus heureuses que les autres d’être mamans, elles n’auraient pas besoin d’autres privilèges que ceux que Dame Nature à bien voulu leur octroyer.   

Mais nous imaginons aussi la détresse de cette collaboratrice qui, poursuivie matins et soirs par un gang de jeunes en difficulté aux intentions pas très louables, doit en plus essuyer les remarques de son associé, du type « Si tu voulais faire trois enfants, il fallait aller faire de la propriété intellectuelle chez Bird & Bird » [NDLR : une firme où les femmes ont pris le pouvoir ! Elle aura du mal à se qualifier pour le Prix Germinal, du moins pour ce qui est de la vie de famille].

Il s’agit là d’un régime inégalitaire auquel il faut remédier.

Le MAC demande donc à Madame le Bâtonnier de bien vouloir inscrire cette question à l’ordre du jour du Conseil de l’Ordre – Lettre du 6 décembre 2012 du MAC à Madame le Bâtonnier :

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Du goudron et des plumes pour les avocats en difficulté !

Le MAC sait aussi apprécier les talents de l’esprit à leur juste valeur.

Et il faut ici reconnaitre le génie de certains Membres du Conseil de l’Ordre.  

Au moment où une centaine d’avocats font l’objet chaque année d’une procédure de faillite, un élu de l’UJA a proposé la réforme qu’il fallait au Conseil de l’Ordre : mentionner sur l’annuaire du Barreau, accessible par tous sur Internet, que tel avocat est en « redressement judiciaire« .

En voilà une idée lumineuse pour aider nos Confrères en difficulté à s’en sortir !

C’est sûr que le client, découvrant que l’avocat est en redressement judiciaire, se dépêchera de lui confier son affaire …. Car c’est bien connu : les clients préfèrent les avocats en difficulté.

Lors des débats au Conseil, plusieurs Membres du Conseil, dont le Président du MAC, se sont opposés à ce projet, en rappelant une évidence : la mention « redressement judiciaire » empêchera précisément ce redressement voulu [NDLR : soyons justes : une élue de l’UJA a tout de même osé rompre la discipline syndicale en s’opposant à ce projet.].

Certes, les extraits K-bis des sociétés commerciales mentionnent bien le redressement judiciaire.

Mais comparaison n’est pas raison : un cabinet d’avocats n’est pas une société commerciale.

Un client peut tout à fait acheter un lot de vêtements à une entreprise en difficulté, tant qu’il obtient la marchandise contre paiement du prix.

En revanche, le justiciable, lié à son avocat par une relation intuitu personae, hésitera davantage à confier son affaire, amenée à durer plusieurs années, à cet avocat en redressement qui pourrait tomber en liquidation ….  

L’auteur de ce projet anachronique est un heureux élu de l’Union des Jeunes pleins d’Avenir, Christophe Thévenet [NDLR : encore un jouvenceau investi aux élections par l’ « Union des Jeunes Avocats » alors que cet associé n’avait que 44 ans et 18 ans de barre …. Encore un candidat UJA proche des préoccupations du jeune Barreau. Il a d’ailleurs voté contre la demande de subvention du MAC à l’Ordre. C’est fâcheux.].  

Il fut soutenu par des élus de grands cabinets, particulièrement par l’un d’eux qui vota en faveur de ce projet en dénonçant « ces Confrères fraudeurs ». On lui a gentiment expliqué que tous les avocats faillis n’étaient pas des escrocs et que beaucoup subissaient des drames personnels (divorce, maladie grave, décès, …) qui pouvaient expliquer leurs difficultés professionnelles.   

Heureusement, le Conseil de l’Ordre a finalement rejeté cette proposition, à une courte majorité.

Chers Confrères en difficulté, soyez donc rassurés : l’UJA sera toujours aux côtés des Partners de Mayer Brown, KL Gates, Salans, Clifford Chance, Orrick et autres avocats SDF [SDF : sans difficultés financières].

Lire le compte rendu de la séance du Conseil du 17 juillet 2012 dans le Bulletin du Barreau :

Bulletin – Projet K-bis avocat

PS : le MAC devrait tout de même faire attention. A l’UJA, on est du genre à vous coincer dans un couloir sombre, à l’abri des regards, et à vous saisir par la mâchoire en vous menaçant d’exercer sur votre personne des violences volontaires pouvant entrainer une ITT bien supérieure à un mois ….

Le MAC en sait quelque chose.

Bref, si vous n’avez plus de nouvelles pendant un certain temps, faites le 17 !

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Pour un Ordre des Avocats plus démocratique et plus transparent.

Le Manifeste des Avocats Collaborateurs (MAC), réuni en Assemblée Générale le 13 novembre 2012, a voté une motion pour un Ordre plus démocratique et plus transparent, dans l’intérêt de tous les avocats, quels que soient leurs modes d’exercice, leurs situations économiques, leurs opinions syndicales ou politiques, ou tout autre critère de distinction.

1 . La publication des votes des Membres du Conseil de l’Ordre.

Le MAC :

–        Rappelle que le Conseil de l’Ordre de Paris a voté, en 2010, une délibération aux termes de laquelle il s’engageait à publier au Bulletin du Barreau le vote exprimé par chaque Membre du Conseil de l’Ordre sur les questions d’intérêt général,

–        Regrette que cette délibération soit restée lettre morte et ne soit pas appliquée par ce même Conseil qui l’a pourtant votée,

–        Estime que les avocats électeurs doivent pouvoir connaitre les votes exprimés individuellement par les Membres du Conseil qu’ils ont élus,

–        Considère qu’il est légitime que les avocats électeurs puissent ainsi s’assurer que les engagements de leurs élus sont bien tenus,

–        Demande au Bâtonnier de Paris de s’assurer de l’effectivité de cette délibération en vigueur, en publiant désormais au Bulletin les votes exprimés par chaque Membre du Conseil sur les questions d’intérêt général.

2 . La publicité des débats du Conseil de l’Ordre.

Le MAC :

–        Rappelle que les débats du Conseil National des Barreaux sont publics et que tout avocat peut y assister librement,

–        Considère qu’il est légitime que les avocats électeurs puissent aussi assister aux débats du Conseil de l’Ordre sur les questions d’intérêt général et connaitre les prises de positions de leurs élus,

–        Demande au Bâtonnier de Paris de rendre publiques les séances du Conseil de l’Ordre (à l’exclusion des affaires individuelles),

–        Suggère pour ce faire la mise en place d’un système audiovisuel de retransmission en direct, par le biais d’un Intranet à l’accès sécurisé et réservé aux avocats.

Avi Bitton, Président, pour le syndicat.

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Avocats en installation : une Pépinière plus fertile pour nos jeunes pousses.

Le MAC milite pour un droit effectif à une clientèle personnelle, qui doit ensuite permettre à l’avocat collaborateur de s’associer ou de s’installer.

Il promeut donc les projets qui facilitent l’installation des jeunes avocats.

La Pépinière restera une des plus belles réalisations du Bâtonnat de Christian Charrière-Bournazel.

Elle est située près du Palais de Justice et permet à des Confrères en recherche de collaboration ou en installation, de louer des locaux décents moyennant un loyer raisonnable, tout en profitant de services d’accueil, de courrier et d’assistance.  

La Pépinière est aussi un lieu de confraternité où des amitiés se nouent et des associations se crééent.

Elle permet aux jeunes avocats de bénéficier des conseils d’avocats honoraires, qui les assistent sur place, à titre bénévole – qu’ils en soient içi chaleureusement remerciés !

Cependant, la Pépinière impose certaines conditions qu’il faut réformer, car elles limitent le nombre de Confrères bénéficiaires et sont incompatibles avec le bon développement des avocats en installation.

Il faut rappeler que la Pépinière souffre d’un taux d’inoccupation de 50 % et qu’elle est déficitaire.

Dès lors, le MAC propose trois réformes qui faciliteraient l’admission de nouveaux Confrères et par la même une meilleure rentabilité du projet.

1/ La Pépinière ne doit plus être réservée aux avocats ayant moins de cinq années de barre.

De nombreux Confrères s’installent après plus de cinq ans de collaboration – ce qui est un temps raisonnable pour acquérir une expertise professionnelle.

De plus, ceux qui s’installeraient après quatre ans de barre seraient contraints de quitter la Pépinière l’année suivante, puisqu’ils atteindraient alors la limite de cinq ans ….

2/ La Pépinière ne doit plus limiter la présence des avocats à deux ans.

Il faut rappeler que certains avocats s’intallent à la Pépinière dès leur prestation de serment. Ils doivent donc à la fois développer une expertise technique et une clientèle fidèle.

Deux années peuvent parfois être insuffisantes pour prendre son envol professionnel. Il serait plus opportun de limiter cette présence à quatre ans.

3/ La Pépinière ne doit plus indexer le loyer sur la durée de présence des avocats.

Plus l’avocat est ancien dans la Pépinière, plus le montant de son loyer augmente.

Cette augmentation repose sur un postulat erroné : le chiffre d’affaires de l’avocat augmente nécessairement avec le temps.

Or,  des avocats peuvent mettre plus de temps à développer certains types de clientèles (entreprises, collectivités, …) ou à percevoir leurs honoraires (honoraires de résultat, aide juridictionnelle, …).

Il serait donc plus équitable d’indexer le loyer sur le chiffre d’affaires réel – et non plus supposé.

D’autant que les tarifs de la Pépinière ont encore augmenté en 2012 ….

En conclusion, en ma qualité de Membre du Conseil de l’Ordre, j’ai adressé une lettre au Bâtonnier de Paris, le 3 décembre 2012, pour lui demander de mettre ces propositions de réforme à l’ordre du jour d’une prochaine séance du Conseil (ci-dessous).

Je vous tiendrai informés de la suite donnée à ces propositions, quelle que soit l’issue de ma candidature aux élections des 11 et 13 décembre prochains …. 

Avi Bitton, Président du MAC 

  

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Le MAC défenseur des avocats collaborateurs : une Consoeur témoigne.

Il paraît que le MAC est cupide.  

Pourtant, nous conseillons quotidiennement de nombreux collaborateurs (information sur les droits du collaborateur, intervention auprès du cabinet, …), à titre purement gracieux, sans même exiger leur adhésion au syndicat (qui est au demeurant confidentielle). 

Il est vrai que, si notre Confrère demande à un membre du syndicat d’être son avocat personnel, autrement dit de rédiger les actes, de l’assister et de plaider l’affaire aux audiences, il devra alors conclure avec le membre du MAC choisi une convention d’honoraires, comme il le ferait avec n’importe quel avocat.

Là dessus, voilà que la vertueuse Union des Jeunes Avocats crie au scandale, hurle à l’abus de faiblesse et clame partout qu’elle ne demande rien aux collaborateurs en détresse. 

L’UJA ‘bénévole’ et ‘désintéressée’ ? Pas vraiment, comme nous l’avons vu dans « L’UJA, une amie qui vous veut des biens (saison 1) ». 

En attendant la saison 2 de cette saga ordinalo-financière, nous vous livrons le témoignage d’une Consoeur, qui a ensuite rejoint notre organisation de malfaiteurs [nous le publions sous couvert d’anonymat, à sa demande, pour des raisons évidentes de confidentialité].  

« Je souhaite, par le présent témoignage, faire part de mon expérience avec le MAC dans le cadre d’un litige avec mon ancien cabinet d’avocats.

En effet, il a été mis fin à mon contrat de collaboration le 1er octobre 2012, pendant ma période d’essai. 

Alors même qu’il m’avait été indiqué que je resterai en poste jusqu’à la fin du mois de novembre, pour avoir le temps de retrouver une collaboration dans des conditions correctes, j’ai reçu, le 12 octobre, une lettre de rupture de mon contrat stipulant un préavis de huit jours.

Connaissant les convictions et les prises de positions d’Avi Bitton, je me suis tout naturellement tournée vers le MAC, afin d’obtenir des conseils dans la manière de gérer le litige qui venait de naître avec mon cabinet.

J’ai téléphoné à Avi Bitton un vendredi et obtenu un rendez-vous le lundi suivant.

Dès notre entretien téléphonique, Avi Bitton m’a indiqué que, s’il intervenait dans mon litige, ce serait à titre syndical et purement gratuit, ce qui m’a étonnée car je m’attendais à devoir régler des honoraires.

C’est dans ces conditions que le MAC, par l’intermédiaire d’Avi Bitton, a joué un rôle de médiateur avec mon cabinet d’avocats, à titre purement gracieux.

Si j’écris ces quelques lignes de témoignage aujourd’hui, c’est parce que je suis réellement reconnaissante au MAC d’avoir été présent à mes côtés durant une période pour le moins difficile de ma carrière.

J’ajoute qu’à chaque fois que j’en ai eu besoin, j’ai trouvé un interlocuteur disponible pour me conseiller, et qu’en plus d’une aide juridique gratuite, j’ai trouvé au sein du MAC un véritable soutien moral.

Je tiens donc à remercier le MAC pour son aide. ».

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Comment faire élire vos candidats au Conseil de l’Ordre ? Trois règles d’or.

Vous avez envie de faire élire des candidats au Conseil de l’Ordre, parce que vous pensez qu’ils vont faire bouger les choses, qu’il ne seront pas ces béni-oui-ouis, ces figurants de l’UJA ?

Voici trois règles d’or pour remporter ensemble notre élection – la dernière règle étant la plus importante. 

 1/ Votez : votre vote peut faire basculer une élection.

Vous devez voter à la fois au premier et au second tour (mardi 11 et jeudi 13 décembre).

Sachez qu’il arrive souvent qu’un candidat ne soit pas élu à quelques voix près.

Il y a quelques années, un certain Vincent Delmas, Président du COSAL, a été élu grâce à douze voix d’écart avec le candidat suivant ….

Si vous ne retrouvez pas votre carte avec vos identifiants, vous pouvez vous rendre à la Bibliothèque de l’Ordre pour voter sur place, jusqu’à 19 heures.

2/ Faites voter : votre mobilisation fera la différence.

Si vous voulez voir votre candidat élu, n’hésitez pas à envoyer des courriels (ceux qui viennent des candidats passent souvent en spam et, souvent, ne sont pas lus), des SMS (très efficace le matin même des jours de vote), voire à passer un petit coup de fil pour prendre des nouvelles de ces bons amis que vous n’avez pas vu depuis longtemps ….

3/ Ne votez et ne faites voter que pour ‘vos’ candidats : ne ‘diluez’ pas vos voix.

Certes, il y a 14 mandats à pourvoir.

Mais vous n’êtes pas obligés de voter pour 14 candidats.

Et c’est là le plus important : en votant pour tout le monde, vous ne votez pour personne. Autrement dit, en apportant votre voix à 14 candidats, vous n’en favorisez aucun par rapport aux autres ….

Si vous voulez avantager les quelques candidats auxquels vous faites confiance, vous ne devez voter que pour eux.

C’est la clé de l’élection et les syndicats comme l’UJA et l’ACE la connaissent et l’appliquent strictement – ils appellent cela le « vote sec« .

Chers Confrères, nous comptons sur votre mobilisation. Envoyons un message fort au Barreau, pour faire entendre une voix libre et indépendante.  

Bon vote !

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