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Le MAC appelle le Bâtonnier Olivier Cousi à mettre en place l’assurance perte de collaboration – BFM TV (samedi 30 mai 2020 à 13h)

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Assurance perte de collaboration : Bâtonniers Cousi et Roret, tenez votre promesse !

Monsieur le Bâtonnier Olivier Cousi, Madame la Bâtonnière Nathalie Roret, 

Notre syndicat milite depuis sa création (depuis bientôt dix ans), pour la mise en place d’une assurance perte de collaboration, afin que les avocats dont la collaboration est rompue puissent bénéficier d’allocations de chômage.

Cette assurance serait souscrite par l’Ordre, au bénéfice de tous les avocats collaborateurs (sans augmentation des cotisations ordinales, ce que le budget de l’Ordre permet aisément). 

Tout au long de votre campagne électorale, vous aviez pris l’engagement, par écrit et oralement, de mettre en place une assurance perte de collaboration pour tous les avocats collaborateurs. 

Ainsi, au soir du premier tour des élections, vous les invitiez à voter pour vous au second tour, en réitérant cette promesse (votre courriel du 6 décembre 2018). 

Et vous avez été élus, probablement grâce aux voix des 40 % de collaborateurs de notre Barreau.

Dès votre année de Dauphinat, en 2019, vous auriez dû contacter les assurances pour négocier cette garantie et la mettre en oeuvre dès le 1er janvier 2020. C’est l’objet même du Dauphinat que de permettre au futurs bâtonniers de préparer les projets qui seront effectifs à leur entrée en fonction l’année suivante. 

Notre syndicat vous a d’ailleurs écrit et rencontré à plusieurs reprises, en 2019 pendant votre Dauphinat, pour vous demander de mettre en place cette garantie au plus vite. Nos élus au Conseil de l’Ordre avaient aussi demandé que le budget 2020 réserve une somme au financement de cette assurance (ils n’ont reçu aucune réponse). 

Pourtant, alors que l’année 2020 est entamée et que vous avez déjà mis en oeuvre plusieurs autres projets, ce projet d’assurance fait encore l’objet d’un groupe de travail (dont les élus du MAC font partie) …. 

Entretemps, la crise sanitaire a provoqué de nombreuses ruptures de collaborations, et la crise économique qui s’annonce va nécessairement en causer beaucoup d’autres. 

Notre syndicat a récemment rappelé vos promesses dans la presse nationale (« Dans la crise, les « petites mains » des cabinets d’avocats veulent se faire entendre », Libération, 7 mai 2020). En vain. 

C’est pourquoi nous vous adressons cette lettre ouverte et vous demandons solennellement de négocier, sans délais, une assurance perte de collaboration généralisée, financée par l’Ordre (sans augmentation des cotisations),  afin que celle-ci garantisse au plus vite tous les avocats collaborateurs. 

Les avocats collaborateurs, qui vous ont fait élire, le méritent. 

Guillaume Delarue, Président du MAC 

Avi Bitton, Secrétaire général du MAC 

  

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Le MAC demande aux Bâtonniers de Paris de mettre en place en urgence une assurance perte de collaboration généralisée

Le syndicat Manifeste des Avocats Collaborateurs (MAC) :

  • Rappelle qu’il a demandé à plusieurs reprises la mise en place d’une assurance perte de collaboration généralisée et automatique pour tous les avocats collaborateurs, en 2010 au Conseil de l’Ordre de Paris (Bulletin du Barreau, 7 septembre 2010, p. 359), puis en 2013 au Conseil National des Barreaux ;
  • Rappelle que les Bâtonniers de Paris Olivier Cousi et Nathalie Roret s’étaient formellement engagés, dans leur programme écrit et lors de leurs déclarations publiques de campagne électorale, à mettre en place une assurance perte de collaboration généralisée, et regrette qu’ils n’aient pas tenus leurs engagements à ce jour ;
  • Constate que de nombreux cabinets d’avocats, dans le contexte de la crise sanitaire et économique, prononcent en ce moment la rupture de contrats de collaborations, et que de nombreux avocats collaborateurs se trouveront ainsi, dans un court délai, privés de tout revenu;
  • Considère qu’il est désormais vital que les Bâtonniers de Paris Olivier Cousi et Nathalie Roret souscrivent au plus vite, au nom de l’Ordre des Avocats de Paris, une assurance perte de collaboration bénéficiant à l’ensemble des avocats collaborateurs parisiens et dont la prime serait financée sur le budget de l’Ordre, sans augmentation des cotisations ordinales.

Le MAC sera vigilant sur les suites qui seront données par les Bâtonniers de Paris à la présente motion et mènera toutes les actions utiles, y compris politiques et médiatiques, afin de garantir rapidement aux avocats collaborateurs cette protection. 

Paris, le 20 avril 2020.

Guillaume Delarue, Président du MAC

Avi Bitton, Secrétaire général du MAC         

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La crise sanitaire ne permet pas tout : alerte sur l’Etat de droit et les difficultés économiques des cabinets

Le Bureau du Manifeste des Avocats Collaborateurs (MAC), et ses élus au Conseil national des Barreaux et au Conseil de l’Ordre des Avocats de Paris :

CONSIDERANT le confinement en vigueur depuis le 17 mars ;

CONSIDERANT ses conséquences économiques indéniables sur les cabinets et, par voie de conséquence, sur les avocats collaborateurs, qui seront les premières victimes de la crise ;

CONSIDERANT les discours contradictoires du gouvernement, qui affirme garantir la solidarité nationale aux travailleurs indépendants, tout en excluant les avocats du dispositif des arrêts maladie pour garde d’enfants et en imposant des mesures extrêmement restrictives pour bénéficier du fonds de solidarité ;

CONSIDERANT que, par plusieurs ordonnances relatives aux procédures pénales, civiles et administratives, en date du 25 mars 2020, le Gouvernement a réduit les droits des justiciables et a imposé des dispositions sans cesse refusées par les avocats lors des réformes de la justice précédentes ;

CONSIDERANT que, par un décret du 27 mars 2020, le Premier ministre et la Garde des sceaux ont créé un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « DataJust », fonctionnant sur un algorithme, afin d’obtenir un référentiel indicatif d’indemnisation des préjudices corporels pour prétendument favoriser un règlement amiable des litiges ;

DENONCE le comportement indigne du Gouvernement qui écarte, de facto, la profession d’avocat des mesures de solidarité ;

APPELLE les Ordres et les cabinets d’avocats à respecter pleinement le serment de notre profession, en appliquant les valeurs de dignité et d’humanité avec les avocats collaborateurs en les assurant de leur solidarité ;

APPELLE la CNBF et les assurances à prendre et mettre en œuvre les mesures de solidarité urgentes permettant de venir au soutien des cabinets d’avocats et des collaborateurs, y compris en utilisant les réserves de la CNBF ou en supprimant les jours de carence pour la prise en charge des arrêts d maladie ;

DENONCE le comportement indigne du Gouvernement qui profite de l’état d’urgence sanitaire pour prendre des mesures contraires aux droits élémentaires, pourtant refusées par les avocats au cours des réformes de la justice antérieures ;

DENONCE l’attitude du Premier ministre et de la Garde des sceaux qui mettent en place, dans le contexte actuel, un traitement algorithmique pour créer des statistiques en matière de préjudice corporel, sans en avoir informé la profession d’avocat et faisant fi de son opposition mainte fois réaffirmée à ce type d’outil ;

APPELLE les instances professionnelles à renforcer la vigilance face aux opérations de communication du Gouvernement ;

APPELLE les Confrères à faire connaître, aux  instances professionnelles et au Gouvernement, leur refus de ces mesures.

Paris, le 2 avril 2020.

Guillaume Delarue, Président du MAC

Avi Bitton, Secrétaire général du MAC 

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Le MAC poursuit la mobilisation contre la réforme des retraites

Le syndicat Manifeste des Avocats Collaborateurs (MAC), réuni en assemblée générale le 25 février 2020 : 

– rappelle que le syndicat MAC a appelé à participer et s’est joint à toutes les manifestations et à plusieurs actions contre la réforme des retraites ;

– considère que la réforme envisagée porte atteinte à l’indépendance de la profession d’avocat en la plaçant sous la tutelle financière du Gouvernement ; que cette réforme va rendre l’accès au droit plus difficile et plus coûteux pour les justiciables ;

– appelle les institutions ordinales et les avocats à poursuivre la grève des audiences et à multiplier les actions médiatiques ;

– invite les ordres d’avocats à indemniser les Confrères grévistes afin de permettre la perpétuation de la mobilisation.

Le MAC  

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Le MAC dénonce le projet de loi justice – Pantagruel Macron (MAC Hebdo – hors série).

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Business de la com’ à l’Ordre des Avocats : favoritisme ou conflit d’intérêts ?

Savez-vous comment les candidats au bâtonnat rémunèrent leurs agences de communication ?

L’agence de communication facture-t-elle ses prestations au candidat, ou bien se rémunère-t-elle en assurant ensuite la communication de l’Ordre, une fois le candidat élu bâtonnier ?

En d’autres termes, qui paie les campagnes électorales au bâtonnat : les candidats, sur leurs deniers ou ceux de leurs soutiens, ou bien nous, les 29 000 avocats parisiens, par le biais de nos laborieuses cotisations ordinales, qui financent ensuite le budget de communication de cet Ordre ?  

Rappelons que le budget de communication de l’Ordre représente tout de même 2 154 300 euros dans le budget total 2018 (cf. Bulletin spécial de l’Ordre 2018, p. 8 : http://www.avocatparis.org/bulletin-special-budget-2018). En sus, des dépenses de communication de l’Ordre sont aussi imputées sur le budget ‘Cabinet du Bâtonnier’, et elles n’apparaissent donc pas dans le budget communication dans les comptes financiers ….

Nous ne savons pas qui paie l’addition in fine, mais nous avons obtenu certaines informations qui nous laissent penser que …. Lisez plutôt.  

Docteur Sicard & Mister Sloop.

Prenez l’agence « Monsieur Sloop », qui a conseillé les candidats Frédéric Sicard et Dominique Attias pour conquérir le bâton en 2016.

Curieusement, c’est cette même agence Monsieur Sloop qui va décrocher, pour les années 2016 et 2017, un des budgets de communication de l’Ordre des avocats sous le règne des Bâtonniers Frédéric Sicard et Dominique Attias, et cela très souvent sans appel d’offres, naturellement.

A titre d’exemple, l’agence Monsieur Sloop facturait environ 10 000 euros par numéro pour la conception et la rédaction d’un seul Bulletin du Barreau. Et vu qu’il y en a eu plus d’une vingtaine par an en 2016 et 2017, cela fait un total d’environ 400 000 euros …. On vous laisse apprécier ces chefs-d’oeuvre ordinaux, en ayant une pensée pour les autres œuvres de l’esprit qui se vendent moins bien aux enchères … : http://www.avocatparis.org/archives-du-bulletin

L’agence Monsieur Sloop a aussi facturé ses ‘conseils de communication’ plusieurs dizaines de milliers d’euros par an sur le budget du cabinet du bâtonnier (années 2016 et 2017), distinct d’ailleurs du budget communication.

Après appel d’offres – par l’Ecole de Formation du Barreau et non par l’Ordre – cette même agence s’est vue confier la communication de la rentrée de l’EFB, qu’elle a facturé plusieurs dizaines de milliers d’euros (environ 100 000 euros, selon nos informations).

Last but not least, l’agence Monsieur Sloop s’est vue confier pour 25 000 euros la réalisation des vidéos de promotion de la Maison de l’Ordre des Avocats, « La MOdA et Moi ! », que l’on peut encore voir en cliquant sur le lien   http://www.avocatparis.org/moda

Dessin agence communication

Et nos cotisations s’écrièrent : « Vive les mariés, vive les mariés ! »

Cent Degrés, c’est chaud pour Peyron et Ader !

Les Bâtonniers Marie-Aimée Peyron et Basile Ader semblent avoir repris la fâcheuse habitude de leurs prédécesseurs.

Sous leur bâtonnat, l’Ordre travaille désormais avec l’agence Cent Degrés … qui a fait la campagne au bâtonnat du binôme Peyron et Ader.

A titre d’exemple, Cent Degrés a réalisé le site internet de propagande à la gloire du nouveau Tribunal de grande instance :

Photo site TGI Paris

« Vouuuuus, les coquiiiiins, je n’vous oublierai jamaiiiis ! »

Y a-t-il eu une mise en concurrence ? 

Les (non) réponses de nos chers Bâtonniers.

Nous avons naturellement écrit à nos chers Bâtonniers Marie-Aimée Peyron, Basile Ader, Frédéric Sicard et Dominique Attias, ainsi qu’à Monsieur Sloop, pour les interroger sur ces informations.

Monsieur Sloop, d’abord, nous a répondu :

– qu’il avait été rémunéré pour la campagne au bâtonnat de Sicard et Attias, mais que nous devions les contacter eux pour connaître le montant de cette rémunération … [NDLR : tiens, tiens … et pourquoi donc ? Cette rémunération serait-elle anormalement basse ?] ;

– qu’il « n’avait jamais été l’agence de communication de l’Ordre », mais « qu’il a été missionné sur certains projets » [NDLR : au MAC, on a du mal à comprendre le sens même de cette explication. Et vous ?] ;

– que nous devions nous rapprocher de l’Ordre pour connaitre le montant de la rémunération versée pour la réalisation du Bulletin du Barreau et de la vidéo sur la MODA [NDLR : Monsieur Sloop ne sait même plus combien il a touché de l’Ordre … c’est dire combien il a dû toucher !] ;

L’ancien Bâtonnier Sicard, ensuite, nous l’a joué sur le mode de l’indignation :

– « Vos questions aussi soudaines que précipitées sont des insinuations inadmissibles et indignes » [NDLR : désolé, Monsieur le Bâtonnier, mais ça ne marche pas avec le MAC …] ;

– il rappelle que le budget communication et les contrats corrélatifs ont été examinés par la Commission des finances de l’Ordre, que les budgets et bilans ont été votés par le Conseil de l’Ordre, que ces documents appartiennent à l’Ordre, qu’il a géré drastiquement les deniers de l’Ordre, etc, etc, etc ….

Bref, lui non plus ne répond pas à nos questions sur les montants, les appels d’offres, et autres informations que nous relayons ici.

L’actuelle Bâtonnière Peyron, à laquelle nous renvoyait les autres, allait-elle enfin répondre à nos questions ? Pas vraiment :

– elle confirme que c’est bien l’agence Cent Degrés qui a fait sa campagne électorale, en nous révélant même qu’elle aurait contracté un prêt de 50 000 euros pour la régler et qu’elle continuerait de lui verser 300 euros par mois pour éponger ses dettes [NDLR : on est déçus, nous qui pensions qu’elle gagnait bien sa vie en dirigeant l’équipe contentieux de la firme internationale Squire Patton Boggs … : https://www.squirepattonboggs.com/en/professionals/p/peyron-marie-aimee] ;

– elle prétend qu’il y a eu un appel d’offres, qui a conduit l’Ordre à retenir l’agence Cent Degrés pour la communication de l’Ordre [NDLR : la même agence qui a fait sa campagne électorale, comme le hasard fait bien les choses !] ; toutefois, elle ne précise pas les modalités de cette mise en concurrence, sur laquelle le MAC l’a pourtant interrogée ;  

– elle ne répond pas aux questions sur les montants versés par l’Ordre à Monsieur Sloop sous le bâtonnat Sicard, alors qu’elle dispose évidemment de ces informations par les services ordinaux.

Voilà, chers Confrères, comment vos bâtonniers élus justifient de l’usage de vos cotisations.

Que propose le MAC ? Un peu plus de transparence et un peu moins de favoritisme.

Au vu de ces faits, le MAC a de sérieuses raisons de penser que certains candidats au bâtonnat font payer, une fois élus, à leurs électeurs leurs frais de campagne électorale ….

Le MAC a déjà fait annuler l’approbation des comptes financiers de l’Ordre en raison du manque de transparence sur les millions d’euros versés par l’Ordre à certains Confrères pour des ‘missions’ (lire « Comptes de l’Ordre : le MAC gagne son procès devant la Cour de cassation« ).

Aujourd’hui, nous demandons aux Bâtonnier Marie-Aimée Peyron et Basile Ader de mettre en œuvre les réformes suivantes, pour l’année 2019 :

  1. Le choix de l’agence de communication de l’Ordre doit faire l’objet d’une mise en concurrence ;
  2. Les modalités de cette mise en concurrence doivent être publiées sur le site de l’Ordre (publicité de l’appel d’offres, critères de choix fixés préalablement, délais des candidatures, …) ;
  3. Les candidatures reçues par l’Ordre doivent être librement consultables sur le site de l’Ordre ;
  4. L’adoption de cette procédure de mise en concurrence doit faire l’objet d’un vote du Conseil de l’Ordre, ainsi que d’une modification du Règlement intérieur du Barreau, afin de la rendre obligatoire dès 2019 et pour les années à venir.    

A nos Confrères, nous le disons : le MAC poursuivra ses actions syndicales, médiatiques et judiciaires pour défendre l’intérêt général des avocats.

Frédéric Chhum, avec la collaboration du Secrétaire général du MAC 

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Exclusif : Clifford Chance coupe l’accès de ses collaborateurs aux messageries privées

La firme Clifford Chance est un bon client du MAC.

Nous l’avions déjà nominée pour le Prix Germinal. Après son nouvel exploit, elle est désormais finaliste !

Il y a quelques mois, Clifford Chance a eu la brillante idée de bloquer l’accès des avocats collaborateurs, sur les ordinateurs du cabinet, aux messageries privées (Gmail, Yahoo, Hotmail, …).

Clifford Chance innove !

C’est une innovation, pour ainsi dire.

Chez Clifford Chance, si un collaborateur veut écrire à son client personnel, il doit faire ce choix en forme de catch 22 :

  1. Utiliser l’adresse de messagerie du cabinet Clifford Chance.

Si le collaborateur utilise l’adresse de messagerie cliffordchance.com, il prend alors le risque de se signaler à Clifford Chance – qui a techniquement accès à ses courriels – comme un collaborateur désinvesti de la firme, qui cherche à développer une clientèle personnelle.

Le collaborateur peut alors craindre que la firme connaisse l’identité de ses clients personnels, la nature des dossiers personnels traités, ….

Le collaborateur doit aussi expliquer à son client personnel que la firme pourrait accéder, techniquement, à ses informations confidentielles, ce qui peut rebuter le client.   

  1. Utiliser son adresse de messagerie privée.

Si le collaborateur utilise son adresse de messagerie personnelle (Gmail, Yahoo, …), il ne peut alors pas utiliser les ordinateurs du cabinet.

Il est donc matériellement contraint d’attendre de rentrer chez lui (donc, quand on travaille chez Clifford Chance, à 21h, minuit ou plus tard) pour se connecter à son ordinateur personnel.

Certes, il pourrait aussi envoyer des courriels à partir de son ordiphone, mais il peut alors difficilement créer, modifier et envoyer des documents à partir de celui-ci.

Sans oublier que s’il reste trop longtemps penché en train de pianoter sur son téléphone, il se signale aux associés du cabinet comme ne travaillant pas sur les dossiers du cabinet ….

Lettre à un ami.

Le MAC a trempé sa plus belle plume, dans l’encre la plus raffinée, pour écrire à notre cher ami, Yves Wehrli, Managing Partner qui règne depuis bientôt deux décennies sur Clifford Chance.

Dessin Clifford Chance messagerie

« Je jure comme avocat d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance … »

Dans une réponse alambiquée, envoyée par une ‘General Manager’, la firme reconnait le blocage des accès aux messageries privées (par. 5), en invoquant des impératifs de cyber-sécurité et de protection des données de leurs clients, tout en affirmant que le cabinet met bien à la disposition de ses collaborateurs les moyens de développer leur clientèle personnelle (par. 6) (lire le courriel de Clifford Chance du 13 novembre 2018).

La cyber-sécurité et la protection des données des clients seraient donc négligées par les autres cabinets d’affaires, qui dans leur grande majorité permettent à leurs collaborateurs l’accès aux messageries privées ? A titre de simple exemple, nous citerons le cabinet Francis Lefebvre, qui compte des centaines de collaborateurs dans toute la France …  

Et si cette raison n’était pas qu’un prétexte, alors pourquoi la firme a-t-elle autorisé certains salariés, représentants du personnel, à utiliser les messageries privées, après qu’ils aient protesté, sachant que ces salariés manient eux aussi des données personnelles de clients ? 

Donneurs de leçons déontologiques.

Les associés de Clifford Chance ont décidé, depuis plus de dix ans, d’investir le Conseil de l’Ordre, les derniers en date ayant été Thomas Baudesson et Jean-Pierre Grandjean.

Si vous avez été convoqués en Commission de déontologie ou en Conseil de discipline, vous avez pu avoir affaire à eux pour vous rappeler les principes essentiels de notre profession, notamment le secret professionnel [NDLR : par exemple, celui du collaborateur vis-à-vis de son cabinet concernant ses clients personnels ?].

Qu’en est-il de l’application de ces règles envers leur propre cabinet ?

Nous allons bientôt le savoir. Le MAC adressera dans les prochains jours une lettre à nos chers Bâtonniers, Marie-Aimée Peyron et Basile Ader, pour leur demander ce qu’il reste de la collaboration libérale et du droit à la clientèle personnelle chez Clifford Chance.

Nous attendons avec impatience leur réponse, eux qui ont fait campagne sur la défense des collaborateurs, elle qui est ancienne présidente de l’Union des Jeunes Avocats ….

Appel à témoins – Opération Clifford Chance.

Le MAC lance un appel à tous les avocats collaborateurs : ne laissons pas cette pratique se généraliser.

Si vous êtes l’objet ou le témoin de cette pratique dans d’autres cabinets, alertez nous, en toute confidentialité, afin que nous puissions agir : avi.bitton@notremanifeste.com  

Restez branchés avec le MAC, nous vous tiendrons informés !

Le Secrétaire général du MAC

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MAC Hebdo n. 2 : Transparence : flou artistique à l’Ordre – Allen & Overy, l’énnamie des femmes – Elections ordinales

MAC HEBDO - Couv 1MAC HEBDO - page 2

MAC HEBDO - page 3

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Le CNB projette toujours de faire omettre les avocats qui n’ont pas fait leurs heures de formation (MAC Hebdo n.1).

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