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Le MAC appelle le Bâtonnier Olivier Cousi à mettre en place l’assurance perte de collaboration – BFM TV 30 mai 2020

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Christiane Féral-Schuhl contre Président du MAC. Acte I.

Le MAC aime faire partager les bonnes choses.

Spécialement pour vous, fidèles lecteurs de France et de Navarre, nous faisons la chronique disciplinaire de cette drôle d’affaire.  

Laissez-vous transporter … mais n’oubliez pas d’attacher votre ceinture.

9 heures : ici Radio MAC, les Confrères parlent aux Confrères.

La salle du Conseil de l’Ordre se remplit de dizaines de Confrères, venus de Paris, d’Orléans, de Rouen, de Nantes … [NDLR : yeah, the Mac goes national ! Un grand merci à vous tous pour votre présence et vos mots de soutien touchants !].

Quelques journalistes prennent place sur les sièges habituellement réservés aux Membres du Conseil et sortent leurs petits carnets pour prendre des notes.  

Une de nos ‘jeunes’ Consoeurs manque pourtant à l’appel : Jeannette Bougrab.

Le Président du MAC l’a faite citer à comparaitre comme témoin, mais elle a décliné l’invitation et fait écrire par son avocat cette lettre d’excuses, tellement bouleversante que nous ne résistons pas à l’envie de vous en faire profiter ….

C’est qu’on a bien failli pleurer (de rire) en la lisant !

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Non, ne nous quittes pas, il faut oublier, tout peut s’oublier …

On notera que notre Avocate à la Cour et à la Télé [NDLR : elle est maintenant ‘chroniqueuse’ au Grand Journal de Canal +] ne s’explique toujours pas sur son statut de ‘collaboratrice-associée’.

Comme c’est dommage : on aurait bien aimé comprendre comment elle peut se présenter et être présentée par Mayer Brown comme ‘associée’ alors qu’elle a conclu un ‘contrat de collaboration’ avec cette firme.   

La Bâtonnière Christiane Féral-Schuhl, autorité de poursuite, n’est plus représentée par Alain Weber, lui qui avait à l’origine ânonné l’acte de poursuite devant le Conseil de l’Ordre, pendant que Kami Haeri, le Secrétaire du Conseil, ricanait comme un bossu.

Il se murmure dans les vestibules et antichambres du Conseil de l’Ordre que notre Bâtonnière, qui l’avait pourtant désigné comme son ‘Coordinateur de l’autorité de poursuite’, le trouverait désormais « trop impulsif » [NDLR : ah bon, vraiment ?].

L’audience commence par la (longue) plaidoirie du Président du MAC sur les exceptions de nullités : violation du droit de choisir librement son avocat et autres originalités de forme et procédure qui caractérisent ce procès disciplinaire très sui generis ….

10 heures : Satan, sors de ce corps !

Si on avait encore un doute sur le fait qu’il s’agit d’un procès en sorcellerie, le nouveau représentant de la Bâtonnière l’a définitivement dissipé.

Il dit répondre aux exceptions de nullités mais se lance, comme possédé, dans un prêche, très médiéval, contre le Président du MAC, qui est « diabolique » avec ses « flèches enflammées ».

La salle pouffe de rire et la Présidente lève les yeux au ciel ….

L’un des avocats de la défense, Léon-Lef Forster, moque gentiment cette « séance d’exorcisme ».

10h30 : la justice l’injustice tu poursuivras.

Un Membre du Conseil de discipline se dévoue ensuite à la ‘tâche’ – il n’y a pas de terme plus approprié – pour essayer de résumer les quatre ‘dossiers’ reprochés.

La citation s’étend sur des pages et des pages …. Comme disait Jules Renard, la vérité tient en cinq lignes, et après c’est du roman.

En janvier 2013, quelques semaines après les dernières élections au Conseil de l’Ordre, qu’un candidat de l’Union des Jeunes Avocats avait perdues, voilà que deux élus de l’UJA déposent des plaintes déontologiques contre le Président du MAC qui, lui, vient d’être réélu.

Dans l’affaire Bourgeois Rezac Mignon (cabinet dont Karine Mignon-Louvet, Membre du Conseil de l’Ordre et élue de l’UJA, est associée …), la Bâtonnière reproche au Président du MAC d’avoir adressé une lettre, en cette qualité, pour se proposer d’organiser une médiation avec une collaboratrice qui accusait le cabinet de harcèlement moral, de travail dissimulé et de rupture abusive de sa collaboration.

Selon notre Bâtonnière, il s’agirait d’une lettre de « menace » et de « chantage ». Et dire qu’elle avait décrété 2013 « année de la médiation » ! Si un médiateur, pressenti par une partie, est poursuivi pour chantage à chaque fois qu’il a approché l’autre partie, ça commence bien … !  

Dans l’affaire Jérôme Depondt (lui aussi ancien Membre du Conseil de l’Ordre et élu de l’UJA), la Bâtonnière reproche au Président du MAC d’avoir demandé à Jérôme Depondt de cesser d’utiliser le titre de « Membre du Conseil de l’Ordre », alors qu’il ne l’était plus depuis quatre ans, et d’avoir publié un article dénonçant cette situation.

La Bâtonnière n’a pas davantage inquiété notre cher Confrère Depondt, mais elle a bel et bien ouvert des poursuites contre cet autre Confrère indélicat qui se soucie du respect de notre déontologie de la publicité …. 

Le Président du MAC s’explique sur ces deux premières affaires, point par point, textes, jurisprudences et pièces à l’appui.

Les Confrères qui étaient présents ont pu juger par eux-mêmes.

12h30 : un procès d’assises.

La Présidente suspend l’audience, qui reprendra dans trois semaines.

Car trois heures et demi ne pouvaient suffire à juger les deux procédures disciplinaires ouvertes par la Bâtonnière, dans cinq affaires différentes.

Enfin, on n’est pas à plaindre : notre Bâtonnière a ouvert, le 2 juillet dernier, non pas cinq ni dix mais vingt dossiers disciplinaires contre une de nos Consoeur [NDLR : véridique : Bulletin du Barreau n.° 22 du 2 juillet 2013, p. 9 et 10].

21 heures : le jugement de Salomon.

Le Président du MAC est de retour au cabinet, où il retrouve Salomon, la dernière recrue nommée en hommage à un souverain qui savait rendre justice, lui ….

 Photo chat Facebook

Un chat dans un cabinet d’avoc(h)ats … !

« Vous croyez que mon Maître risque quelque chose, disciplinairement parlant ? »

L’histoire ne dit pas si, pendant l’audience, notre Bâtonnière était installée dans son bureau, attenant à la salle du Conseil de l’Ordre, d’où elle pouvait tendre une oreille ….

Madame le Bâtonnier, au cas où vous n’auriez pas bien compris le message porté par le MAC et par les dizaines d’avocats venus le soutenir, nous vous le disons clairement : vous pouvez taper, frapper, cogner autant que vous le voudrez, nous ne reculerons pas – jamais – sur le terrain de nos libertés.

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Lettre d’un avocat mal pensant à Christiane Féral-Schuhl, Bâtonnier de Paris.

Madame le Bâtonnier,

Vous êtes Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Paris.

Vous avez beaucoup de pouvoir.

Ce que nos Confrères ont fait démocratiquement, par les urnes, en apportant par milliers leurs voix au Président du MAC pour les représenter au Conseil de l’Ordre, vous pouvez le défaire, à vous seule, par les armes, en le poursuivant disciplinairement.  

C’est ainsi que, à peine deux mois après sa réélection, vous ouvriez des poursuites disciplinaires contre le Président du MAC.

                        Photo élections 2012 MCO

Malheur aux vaincus vainqueurs !

Le pauvre fou. Lui qui pensait que la légitimité du suffrage universel le protégerait contre les abus ordinaux …. Tu parles : élections, piège à Bittons !

Il y a plus de 25 000 avocats au Barreau de Paris. Votre Ordre reçoit chaque année plus de 5 000 réclamations déontologiques, plus de 3 000 contestations d’honoraires, et, pourtant, vous n’ouvrez qu’environ 300 poursuites disciplinaires.

En somme, vous pardonnez beaucoup de choses à beaucoup de nos Confrères … mais pas au Président du MAC, qui se trouve être votre principal opposant politique au Conseil de l’Ordre.

Vous avez commencé par l’accuser de crimes syndicaux, sur plaintes d’élus de l’Union des Jeunes Avocats, de Jeannette Bougrab et de sa firme Mayer Brown (lire « Christiane Féral-Schuhl fait son entrée (fracassante) dans l’Histoire : le jour où le Bâtonnier de Paris lança des poursuites contre les petits papiers du MAC »).

Mais vous avez été poursuivie à votre tour par la clameur publique, qui vous criait qu’on ne sanctionne pas un avocat pour ses opinions.

Alors vous avez ajouté autre chose … et, dans quelques jours, vous le ferez juger par votre Conseil de discipline.

Retour sur une épopée disciplinaire très épique. 

Alain Weber : enfin un élu qui tient ses promesses !

Souvenez-vous, c’était le 27 février 2013, au lendemain de l’ouverture des premières poursuites disciplinaires contre le Président du MAC.

La Ministre de la Justice vous remettait une énième décoration [NDLR : c’est la première fois dans l’histoire qu’un Bâtonnier de Paris se fait décorer, pendant son mandat, par un Ministre de la Justice. Avez-vous tenu parole, vous qui nous aviez promis un « Barreau indépendant » dans vos discours de campagne … ?].

En pleine cérémonie, Alain Weber, votre ‘Coordinateur de l’autorité de poursuite’ l’avait juré au Président du MAC : « Tu vas voir, tu vas crouler sous une avalanche de plaintes et tu vas couler ton cabinet ! ». 

Il faut dire que Monsieur Weber était en grande forme ce soir là.

Alors qu’une Membre du Conseil de l’Ordre avait osé élever une protestation contre ces menaces éhontées, Alain Weber lui avait répondu, avec un geste plein de galanterie : « Toi, dégages ! Je ne t’ai pas parlé, alors tu dégages ! ». Et comme elle ne semblait pas bien comprendre sa prose, il insista : « Je te le répète, tu dégages ! ».    

Voilà un homme qui sait parler aux femmes. Ce qui ne laissa pas notre Consoeur insensible et provoqua quelques éclats de voix sous les lustres de la Chancellerie. On revoit encore la Garde des Sceaux interrompre sa conversation avec vous et se retourner, le sourcil arqué, l’œil interrogateur.

Notre Consoeur vous adressa, pleine de confiance, une plainte, à vous l’amie-des-femmes. Et, comme vous savez si bien le faire, vous n’avez rien fait. Vous n’alliez tout de même pas poursuivre votre propre procureur !

Pour en revenir à notre affaire, nous savions qu’en cherchant un peu, Alain Weber finirait bien par trouver un client mécontent ou un Confrère revanchard …. 

Eh bien, il a trouvé les deux !

Les complots n’existent pas.

Quelques mois plus tôt, en novembre 2012, une cliente vous adressait une banale contestation d’honoraires qui, comme à l’accoutumée, avançait toutes sortes de griefs pour justifier sa réclamation pécuniaire : mon avocat n’a pas répondu à toutes mes questions, il n’est pas assez réactif, etc ….

L’Ordre transmettait naturellement cette réclamation au service ‘fixation des honoraires’, qui convoquait les parties pour arbitrer cette contestation d’honoraires.

A l’époque, le Président du MAC n’était pas encore réélu.

Mais voilà qu’après sa réélection, l’affaire pris une toute autre tournure.

Cette fois-ci, la cliente déposait une plainte disciplinaire entre vos mains, sous la plume de notre Confrère Gérard Tcholakian, qui apparaissait pour la première fois dans cette affaire.

Gérard Tcholakian en po(r)te à faux.

Qui est Gérard Tcholakian ? Comment la cliente l’a-t-elle choisi parmi les 25 000 avocats parisiens ?   

Gérard Tcholakian a une qualité essentielle : il est l’ami d’Alain Weber.

Un bon ami, qui partage pour valeur commune la détestation du Président du MAC.

Un vieil ami, qui a fait son stage au cabinet dont Alain Weber est associé.

Un ami précieux, qui a appelé à voter pour Alain Weber lors des élections ordinales, sachant qu’il a été élu comme Membre du Conseil de l’Ordre de justesse, à onze voix près ….

 Mails Tcholakian Weber

Un ami sur qui on peut compter (les voix).

De là à dire que Alain Weber serait allé chercher cette cliente pour la confier aux bons soins de son ami Gérard Tcholakian ….

Vous avez donc ouvert de nouvelles poursuites disciplinaires sur la plainte de cette cliente bien conseillée.      

Pourquoi ?

Pendant ces longs mois de procédures disciplinaires, de poursuites à répétition, de renvois, d’auditions, de confrontations, d’exceptions de procédures, le Président du MAC a eu le temps de réfléchir à cette question existentielle : pourquoi ?

Pour faire taire un élu qui pose trop de questions sur l’usage des cotisations de nos Confrères ?

Pour favoriser l’UJA, elle qui enrageait aux dernières élections de voir le MAC lui ravir des sièges au Conseil National des Barreaux et au Conseil de l’Ordre ?  

Pour débarrasser des grands cabinets (Clifford Chance, …) de cet empêcheur d’exploiter en rond, eux qui sauront vous en être reconnaissants … ?

Pour faire plaisir à l’ancienne ministre Jeannette Bougrab (il est tellement plus simple de prendre le parti du plus fort …) ?

Quelles drôles d’idées ! Que de vaines polémiques et procès d’intentions !

Une Bâtonnière peut en cacher une autre

Madame le Bâtonnier, vous avez vraiment beaucoup de pouvoir.

Mais vous ne pourrez jamais supprimer ces vieilles traditions de la langue française que sont la satire, le brûlot et le pamphlet.

Et pour vous en convaincre, nous vous suggérons d’écouter Dalida, cette femme qui défendait sa liberté d’expression et son droit à la provocation, en dépit des menaces de mort. Et toujours avec le sourire !

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Christiane Féral-Schuhl, Jacques Vergès et nous, « tous les avocats de Paris ».

Elle avait fait le déplacement en personne.

Christiane Féral-Schuhl, Bâtonnière de Paris, s’est transportée en plein mois d’août aux obsèques de Jacques Vergès … et a prononcé un discours.

La banalité du mal.

Voici ce que cela donne sous la plume de Stéphane Durand-Souffland, journaliste au Figaro (20 août) :

« Après un hommage d’une remarquable platitude prononcé par la bâtonnière de Paris, (…) ».

C’est le problème de notre monarque ordinal.

Tant qu’elle est parmi ses courtisans du Conseil de l’Ordre, elle n’entend que compliments et flagorneries.

Mais sitôt qu’elle s’aventure hors de sa Cour, là ….

Au nom de tous les miens.

Selon 20 minutes (21 août), notre Bâtonnière a déclaré rendre hommage à Jacques Vergès au nom de « tous les avocats de Paris » (citation entre guillemets du discours de la Bâtonnière par le journaliste présent aux obsèques – lire l’article « Dieudonné, Alain Soral et Karim Achoui aux obsèques de Jacques Vergès« ).

Madame la Bâtonnière, vous avez été élue par environ 25 % des avocats parisiens, soit environ un avocat parisien sur quatre.

Certes, cela vous donne le pouvoir de faire la loi au Barreau de Paris (et même d’ouvrir des poursuites disciplinaires contre vos opposants politiques).

Pour autant, moralement, cela vous donnait-il la légitimité pour rendre hommage à Jacques Vergès au nom de « tous les avocats de Paris » ?

Il n’est pas certain que « tous les avocats de Paris » apprécient cet hommage que vous avez rendu expressément en leur nom ….

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Quand le Barreau de Paris débarque à … Paris Plage !

C’est officiel, Christiane Féral-Schuhl, Bâtonnier de Paris, a annoncé la grande nouvelle via son compte Twitter (comme nos ministres) : le Barreau de Paris organise des consultations gratuites à Paris Plage.

Le Bus Barreau de Paris Solidarité stationnera ainsi au beau milieu des bikinis rouges et jaunes à petits pois et des douches rafraichissantes ….

Des conditions idéales pour donner une consultation juridique, dans le respect de nos principes essentiels de dignité … et d’humanité.

Paris Plage

Enfin une Bâtonnière moderne qui vit avec son temps !

On imagine la scène ….

–        Martine : j’vais prendre une glace, t’en veux une ?

–        Véronique : nan, attends, j’vais plutôt prendre une consultation juridique – c’est gratuit, faut en profiter ! J’prendrais la glace après.

Kevin (4 ans) accompagnera sa maman, en tongs, enduite de crème solaire. Il dégustera un Mister Freeze, puis réalisera une danse, pour remercier l’avocat bénévole, au son du Gangnam style sur son I-pod.

Et bientôt notre Bâtonnière publiera sûrement des extraits du Bulletin du Barreau dans Paris Boum-Boum [NDLR : journal d’annonces gratuites : voitures d’occasion, massages, …].

Madame le Bâtonnier, avec votre ‘Barreau de Paris-Plage’, de quelque bord qu’on soit, on a vraiment touché le fond ! Franchement ….

On a cru comprendre que vous aviez des ambitions pour les prochaines élections municipales à Paris.

Faites tout ce que vous voulez pour y parvenir, mais, de grâce, épargnez l’image du Barreau de Paris, qui a déjà beaucoup souffert sous votre bâtonnat.  

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Fausses réformes, pré-réformes, anti-réformes, et autres farces et attrapes politiciennes de la Bâtonnière de Paris.

Le Mac a un problème avec l’autorité.

Ou disons plutôt qu’il pense que l’autorité ne doit être respectée que si elle-même est respectable.

Et, ces temps-ci, nous avons été assez critiques à l’égard de notre Bâtonnière Christiane Féral-Schuhl.

Pourtant, nous devons lui reconnaitre au moins une grande qualité : elle est une vraie politicienne.

Nous pourrions en écrire des chapitres sur ce monument de notre patrimoine ordinal.

Si elle nous fait l’honneur de nous suspendre quelques temps à l’issue de la folle procédure disciplinaire qu’elle a ouverte contre le Président du MAC, alors nous tremperons notre plume dans l’encre la plus pure pour écrire ses mémoires, dont nous vous annonçons déjà le titre :

« Mémoires de Christiane Féral-Schuhl,

Bâtonnier de Paris sous Avi Bitton »

A la façon de Jacques Isorni, ce grand avocat qui fut suspendu disciplinairement pour n’avoir pas plaidé au goût du gouvernement et qui profita de cette retraite forcée pour écrire.

Ses mémoires sont une lecture vivifiante, dont la première phrase est : « La passion a dominé ma vie. » (« Mémoires. 1911-1945 », Robert Laffont, 1984).

En attendant, laissez-nous vous livrer quelques pensées choisies sur les (in)actions de notre Bâtonnière. 

Décret passerelle : il faut beaucoup de réformes pour que rien ne change

Souvenez-vous, c’était il y a quelques mois. Le fameux « décret passerelle » était abrogé et notre Bâtonnière clamait publiquement sa victoire.

Elle plastronnait en déclarant que, sous son bâtonnat, aucun homme politique n’a été admis en application du décret passerelle.

Une grande comédie politique que le Président du MAC a dénoncé dans la presse (« Les dessous du recyclage politique-avocat », Le Point, Marc Leplongeon, 4 mai 2013).

Car enfin, de quel décret passerelle parle-t-on ?

Il est vrai que, en vertu du nouveau décret passerelle du 3 avril 2012 (que le MAC avait attaqué devant le Conseil d’Etat), le Conseil de l’Ordre de Paris n’a admis aucun homme politique.

Pour autant, sous le bâtonnat de Christiane Féral-Schuhl comme sous celui de son prédécesseur Jean Castelain, les hommes politiques ont bénéficié de l’autre passerelle, celle du décret de 27 novembre 1991. Ainsi, fin 2012, l’Ordre de Paris a admis Jeannette Bougrab et Claude Guéant.

De fait, tandis qu’elle fustigeait, en public, le nouveau décret passerelle, notre Bâtonnière continuait d’admettre des hommes politiques, dans le huis clos du Conseil de l’Ordre, en vertu de l’ancien décret passerelle.

Voilà un bel exemple de gesticulation politicienne.

L’assurance perte de collaboration : quel sinistre ! 

« Le Barreau en actes : 20 clefs pour affronter la crise ».

Dans cette plaquette, notre bonne Bâtonnière nous explique, avec plein de jolis dessins et de belles couleurs, tout ce qu’elle a déjà fait pour nous. 

Elle se glorifie ainsi d’avoir mis en place l’assurance perte de collaboration, qui a été souscrite, selon ses chiffres, par 1 400 avocats collaborateurs.

1 400 sur plus de 10 000 collaborateurs parisiens. Soit environ 10 % des collaborateurs ….

En période de crise, c’est très peu. Et pour cause :

–        l’assurance est financée exclusivement par les collaborateurs ;

–        l’assurance contient des clauses peu avantageuses pour les collaborateurs.

Dès 2010, le MAC avait proposé une assurance perte de collaboration financée par l’Ordre des Avocats et dont bénéficieraient automatiquement tous les collaborateurs.

Un vœu pieux ?  Pas vraiment, puisque c’est exactement l’assurance que vient de mettre en place le Barreau de Rouen (qui compte certes moins de collaborateurs, mais qui jouit aussi de moins de ressources).

Début 2013, la Commission collaboration (Président FNUJA et Vice-Président MAC) du Conseil National des Barreaux a d’ailleurs proposé la souscription, par le CNB, d’une assurance perte de collaboration, qui aurait bénéficié à tous les collaborateurs de France. Elle aurait été financée par les cotisations du CNB et n’aurait couté à chaque avocat que 15 Euros par an, soit à peine 1,10 Euro par mois.

La solidarité ne valait-elle pas cet Euro symbolique ?

Apparemment pas aux yeux de la Bâtonnière de Paris, puisque les membres parisiens du CNB, qui suivent évidemment les instructions de leur Bâtonnier, ont voté contre ce projet, qui a donc été rejeté.

CCF15072013_00002

CCF15072013_00003Une Bâtonnière solidaire ?

C’est bien dommage.

Le CNB aurait mis en concurrence les compagnies d’assurance, qui auraient proposé des conditions beaucoup plus avantageuses, puisque la prime d’assurance couvrant les 15 000 collaborateurs français atteignait alors près d’un million d’Euros.  

Mais, apparemment, notre Bâtonnière a préféré favoriser ‘sa’ compagnie Zurich Insurance Plc et ‘son’ courtier AON, et leur laisser le ‘marché’ parisien, à eux qui ont déjà bénéficié de certaines faveurs de l’Ordre de Paris au détriment des collaborateurs (lire « La nouvelle assurance perte de collaboration : une assurance de se faire escroquer »).  

La centrale d’achat Praeferentia profite au moins à quelqu’un.   

Notre Bâtonnière nous dit que nous sommes déjà 9 500 avocats parisiens à « profiter » de la centrale d’achats Praeferentia, et nous annonce fièrement l’extension de celle-ci à d’autres barreaux.

Faites un test : demandez à votre assistante de commander un panier moyen sur Praeferentia, puis de commander le même panier chez n’importe quel autre prestataire habituel (JM Bruneau, …).

Vous verrez que Praeferentia est bien plus cher !

Et si vous faites des économies sur quelques produits d’appel, dites-vous que vous les perdez en payant, avec vos cotisations, un salaire de 8 000 à  10 000 Euros par mois, versé par l’Ordre à un membre de l’équipe de campagne de notre Bâtonnière, qui est chargé de ‘gérer’ le projet Praeferentia. 

On ne sait pas combien notre Confrère y consacre d’heures chaque mois, mais on imagine que son taux horaire doit être … préférentiel ?

Enfin, si ce projet peut au moins profiter à quelqu’un.  

La protection de la collaboratrice au retour du congé maternité : une Bâtonnière en avance sur son temps ? 

Souvenez-vous encore, c’était en mars dernier. L’UJA et le MAC revendiquaient chacun la victoire.  

Le Conseil de l’Ordre de Paris venait de voter la création d’une période de protection de la collaboratrice au retour de son congé maternité, afin de lui éviter que son cabinet lui montre la porte de sortie juste après qu’elle ait franchie la porte d’entrée.

Et notre Bâtonnière annonçait glorieusement sa réforme révolutionnaire à la Journée de la Femme qu’elle célébrait à la Maison du Barreau, le 8 mars 2013.

Sauf que ….

Sauf que cette réforme était déjà en préparation au Ministère des droits des femmes. Et que la profession d’avocat avait nécessairement été consultée sur ce projet de loi qui vient d’être présenté et qui, ô surprise, est rédigé exactement dans les mêmes termes que la délibération du Conseil de l’Ordre de Paris :

Projet loi égalité femmes 1Projet loi égalité femmes 2

Un plagiat ordinal …

D’ailleurs, le projet de loi et la délibération de l’Ordre prévoient la même durée de protection, à savoir huit semaines [NDLR : par pure coïncidence …].

A votre avis, est-ce le Ministère qui s’est inspiré de l’Ordre ou bien est-ce le contraire ?

Le fin mot de l’histoire, c’est que notre Bâtonnière, très visionnaire, n’aura fait qu’anticiper une loi qui sera certainement votée et qui aurait donc été appliquée aux collaborateurs avec ou sans délibération de l’Ordre ….

C’est un peu farce. C’est politique. C’est politicien.

Au terme de ces quelques pensées nous vient à l’esprit la première phrase des mémoires à venir de notre Bâtonnière : « La vanité a dominé ma vie ».   

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Faux associés-vrais collaborateurs de cabinets internationaux : chassez la vérité, elle revient au galop !

Le MAC est têtu, obstiné, et pour tout dire complètement obsédé.

Et plus on essaie de cacher la vérité, plus il s’évertue à la révéler. 

Dans l’« Affaire Cahuzac » (éd. Don Quichotte, mai 2013), le journaliste d’investigation Fabrice Arfi raconte son enquête sur le compte suisse de Jérôme Cahuzac et, surtout, les manœuvres des politiques et des journalistes pour faire passer cette vérité pour un mensonge, remettre en cause ses investigations, décrédibiliser sa personne …

Un ‘page turner‘ que nous vous recommandons fortement !                        

Depuis que le MAC a révélé que de prétendus ‘associés’ de cabinets internationaux étaient en réalité des collaborateurs, le Barreau d’affaires s’agite, le Bâtonnier de Paris poursuit disciplinairement le Président du MAC, des Membres du Conseil insultent le syndicat, la presse se saisit du débat, les réseaux sociaux débordent d’immondices …. 

Et les communicants de notre Bâtonnière – évidemment payés sur nos cotisations – s’affairent à monter des plans de com’ [NDLR : coût du service communication de l’Ordre en 2012 : 1 880 759 Euros, dont 146 364 Euros de « conseil et relations presse »]. 

Tout cela pour entraver la libre information de nos Confrères électeurs. 

Petit guide pratique de désinformation à l’usage des avocats avertis. 

Prologue : la révélation 

En octobre 2012, le MAC publiait un billet intitulé « Faux associés-vrais collaborateurs de cabinets internationaux, ou la supercherie du statut de ‘partner’ ». 

Notre syndicat dénonçait certains cabinets internationaux qui présentent sur leurs sites et autres réclames des avocats comme associés (‘partners’), alors que ceux-ci sont collaborateurs libéraux, comme le démontrent les fiches de ces firmes sur l’annuaire du Barreau. 

De fait, ces ‘associés’ n’ont aucune prérogative attachée à cette qualité : pas de parts, ni de droit de vote, ni de partage des profits. 

La firme Mayer Brown incarne l’archétype du genre : sur les 25 associés qu’elle présente sur son site, en réalité seuls 9 – tous des hommes – le sont vraiment. Tou(te)s les autres sont collaborateurs … y compris une certaine Jeannette Bougrab. 

Evidemment, il est impossible d’être à la fois associé et collaborateur d’un même cabinet. 

D’ailleurs, lorsque Mayer Brown décide de congédier un de ses faux associés, il se contente de lui notifier la rupture de son contrat de collaboration. 

Règle n.° 1 : nier l’évidence, même en présence de preuves 

Au journaliste de La Lettre A, qui fut le premier à enquêter sur l’affaire, Jean-Philippe Lambert, Managing Partner de Mayer Brown, soutiendra que Jeannette Bougrab est bien associée, mais sans fournir le montant de ses parts sociales (« Bataille de chiffres chez Mayer Brown », La Lettre A, n.° 1579, 7 fév. 2013). 

Au journaliste du Point qui l’interroge sur l’affaire, « Jeannette Bougrab ne répond pas sur le fond, mais sur la forme. « C’est une atteinte à mon honneur, (…) » (« Il ne faut pas chatouiller Jeannette Bougrab », Jean-Michel Decugis, Le Point, 11 avril 2013). 

Les journalistes qui ont eu affaire à Jeannette Bougrab savent qu’elle souffre d’une manie : dès qu’on veut révéler une information qui l’irrite, elle menace de porter plainte, elle appelle le rédacteur en chef pour dénoncer le journaliste, …. 

Règle n.° 2 : poursuivre en justice le lanceur d’alertes 

Jeannette Bougrab et Mayer Brown ont donc déposé une plainte disciplinaire contre le Président du MAC. 

Et notre bonne Bâtonnière Christiane Féral-Schuhl, qui pensait sûrement occuper ainsi le Président du MAC et le détourner des affaires publiques, a ouvert des poursuites disciplinaires (lire « Exclusif – Christiane Féral-Schuhl fait son entrée (fracassante) dans l’Histoire : le jour où le Bâtonnier de Paris lança des poursuites des poursuites contre les petits papiers du MAC »). 

C’est bien le comble de la discipline : au lieu de poursuivre Mayer Brown et Jeannette Bougrab pour leurs manquements déontologiques, la Bâtonnière préfère poursuivre le Président du MAC qui les a dénoncés !   

Depuis lors, l’Ordre des Avocats de Paris a commis quelques bourdes. 

Ainsi, Michèle Brault, Membre du Conseil récemment décorée par notre Bâtonnière, a benoitement déclaré au journaliste du Point

« Une enquête a été menée par le barreau. La situation de Jeannette Bougrab est en cours de régularisation, elle est désormais vraiment associée. » (« Les dessous du recyclage politique-avocat », Marc Leplongeon, Le Point, 4 mai 2013). 

Ah bon ? Donc, au moment des révélations du MAC, Jeannette Bougrab n’était effectivement pas associée [NDLR : quelle boulette ! Il y a des Membres du Conseil qui, même avec la Légion d’Honneur, devraient éviter de s’exprimer dans les médias …].

Et la « régularisation en cours » commence à prendre un certain temps : plus de trois mois après cette déclaration, Jeannette Bougrab continue d’apparaître comme collaboratrice sur la fiche de Mayer Brown dans l’annuaire du Barreau …

Règle n.° 3 : asséner des contre-vérités avec assurance 

Le 21 janvier 2013, le MAC publiait son brûlot « Jeannette Bougrab, token woman de Mayer Brown ? ». 

Malgré ces révélations, notre ancienne ministre continuait à défiler – en Louboutins – sur les plateaux télé, où elle se présentait encore comme « avocate associée dans un cabinet américain » (voir On n’est pas couchés, 2 février 2013, 7mn54sec) : 

Voir vidéo On n’est pas couchés

Les Louboutins, c’est bien : il y a des couleurs qui apparaissent quand on soulève les talons [NDLR : Messieurs …]. 

 Photo Louboutins 1

 Jeannette, si folichonne …

Jeannette Bougrab sait pourtant qu’elle a conclu un « contrat de collaboration », qu’elle a dû lire avant de le signer – elle qui est avocat (par l’ancienne passerelle …), magistrat (nommée au tour extérieur …) et docteur en droit (thèse en histoire constitutionnelle …). 

On la comprend : le titre d’associé, dans les diners en ville, ça fait plus chic . 

Notre ancienne ministre s’est tellement habituée aux ors des palais de la République qu’en arrivant chez Mayer Brown LLP, elle a pris, à elle seule, un bureau de quatre personnes, aussi grand que celui du Managing Partner [NDLR : quand on sait l’importance que ces gens la accordent à ces choses la …]. 

Et comme les meubles modernes ne lui plaisaient pas, elle les a fait remplacer par un bureau style Louis XVI.  

Règle n.° 4 : discréditer l’auteur de la révélation 

Notre Bâtonnière est bien trop fine politicienne pour se livrer elle-même à une attaque publique contre le Président du MAC. 

Alors d’autres s’en chargent. Et notamment une journaliste [NDLR : il va falloir redéfinir ce terme] de la Gazette du Palais [NDLR : la presse révolutionnaire]. 

Le 3 juillet 2013, la ‘journaliste’ publie cet encart et le diffuse largement sur les réseaux sociaux : 

Encart Boccara GP Oh la la … le MAC serait donc une imposture ?

Le pitch de cette com’ ? Faire croire que le Président du MAC, qui dénonce les faux associés de cabinets internationaux, n’aurait lui-même pas de vrais associées. 

La journaliste a-t-elle interrogé le Président du MAC sur cette information, comme le ferait tout (autre) journaliste ? Non. 

Nous aurions pu lui expliquer, sous la forme d’un tableau didactique, qu’il n’y a pas de comparaison possible entre les faux associés de ces firmes, et des associés minoritaires qui détiennent une part en capital :  

Faux associés de firmes   LLP

Associés minoritaires   d’une SELARL

– aucune part sociale

– aucun droit de vote

– aucun partage des profits

– une part sociale – un droit de vote

– un partage des profits

– des autres prérogatives d’associé (accès aux comptes, gestion du recrutement, …)

 

Le Président du MAC n’a rien à cacher. 

Après avoir créé le cabinet, il y a huit ans, et l’avoir développé, il a proposé d’associer trois de ses collaboratrices, qui ont bien voulu l’accepter. Cette association leur permet d’exercer de nouvelles responsabilités, de partager les profits et d’augmenter ainsi leurs rémunérations. 

Alors où est le problème ?  

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. 

Voilà que les supplétifs de l’Union des Jeunes Avocats likent et sharent le ‘scoop’ sur Facebook, le retweetent sur Twitter, et crient au scandale …. 

Puisque notre journaliste (ou ses commanditaires) a décidé de s’intéresser aux associés minoritaires, nous lui suggérons de poser quelques questions, par exemple, aux cabinets Féral Sainte-Marie ou August Debouzy. 

Elle pourrait demander à Kami Haeri, Secrétaire du Conseil de l’Ordre et associé chez August & Debouzy, combien il détient de part(s) [NDLR : tout est dans la parenthèse …]. Statuts August Debouzy

Kami Haeri : 1 part – il aurait pu être associé du Président du MAC !

Ou encore demander à Christiane Féral-Schuhl, associée de Féral Sainte-Marie, quelle part du capital détient l’unique autre femme associée de son cabinet – qu’elle n’a associée qu’après une dizaine d’années de collaboration, en 2012 [NDLR : réponse : 0,2 % … cédés durant l’année de son Bâtonnat très axé sur les droits des femmes].

Statuts Féral-Schuhl Sainte-Marie

Le féminisme selon Christiane Féral-Schuhl : 0,2 % du capital social.

Women power !

Les bons élèves de l’Union des Jeunes Affidés – qui vilipendaient hier les associés minoritaires du Président du MAC – iront-ils protester demain sous les fenêtres de notre Bâtonnière ? 

Mais, au fait, qui est cette journaliste qui a fait cette ‘révélation fracassante’ ? On va vous la présenter, car elle « gagne » à être connue, pour ainsi dire.     

Avant d’être journaliste à la LJA puis à la Gazette du Palais, Eve Boccara était communicante, à son compte. 

Elle a ainsi été la chargée de com’ de l’équipe de campagne du Bâtonnier Yves Repiquet, dont les directeurs de campagne étaient … Christiane-Féral-Schuhl et un certain Bruno Marguet (qu’elle nommera Secrétaire du Conseil en 2012). 

Ah … la politique, le combat pour une cause commune – la conquête du pouvoir – ça crée des liens ! Une vieille amitié qui date de 2004. 

Notre ‘chère’ journaliste a-t-elle fait campagne pendant une année aux côtés de Christiane Féral-Schuhl à titre gracieux ou contre rémunération ? Par engagement citoyen ou contre quelques milliers d’euros ?   

Le suspense est insoutenable ! On vous donne la réponse : elle était évidemment payée.   

En revanche, nous ne savons pas si elle a aussi été payée pour sa dernière publication sur le Président du MAC …. 

Nous ignorons tout autant si elle est payée pour dénigrer celui avec lequel notre Bâtonnière a rompu publiquement, l’alors Président du Conseil National des Barreaux Christian Charrière-Bournazel, que cette mercenaire journaliste a qualifié de « verbeux » dans un éditorial [NDLR : mais qui est cette naine qui ose se hisser sur les épaules d’un géant pour usurper sa grandeur ?]. 

Et si Eve Boccara faisait de la com’ sous couvert de journalisme, un peu comme l’UJA fait ses petites affaires sous couvert de syndicalisme ?   

Règle n.° 5 : prendre des non-mesures pour calmer l’opinion publique 

A la suite des révélations du MAC, le Bâtonnier de Paris se résigna à créer un comité Théodule groupe de travail pour établir un rapport sur la notion d’associé dans les cabinets anglo-saxons. 

Pour endormir le peuple ?  

En mai 2013, soit sept mois après l’annonce de sa création, le groupe de travail commença ses auditions. 

De qui ? Des managings partners des firmes. Autrement dit des ‘vrais associés’, en capital, ceux qui n’ont évidemment pas très envie de partager leurs profits avec trop d’associés …. 

Il devait aussi auditionner Jean-Philippe Lambert, Managing Partner de Mayer Brown, le vendredi 17 mai à 10 heures, mais celui-ci ne se présenta pas. C’est dommage : ça peut laisser penser qu’il aurait des choses à cacher ….    

Pourquoi ne pas avoir entendu les premiers concernés, c’est-à-dire les ‘non-equity partners’ de cabinets anglo-saxons ? 

Finalement, en juin 2013, soit plus de huit mois après sa création, le groupe de travail présenta son rapport au Conseil de l’Ordre, qui n’aboutit à aucun vote ni à aucune réforme, mais à une invitation de notre Bâtonnière de « poursuivre la réflexion » …. 

En attendant, pour les firmes, c’est business as usual

Ainsi, Allen Overy, une des firmes du Magic Circle, entretient le flou juridique, en apposant cette mention très ambigüe au bas de son papier à entête : 

« Le terme associé désigne un membre de l’entité Allen & Overy LLP ou l’un de ses salariés ou consultants ayant une position et un statut équivalent. Une liste des membres d’Allen & Overy LLP et des personnes ayant la qualité d’associé est disponible au siège (…) ainsi qu’à l’adresse indiquée ci-dessus. » Papier entête Allen OveryTo be or not to be a Partner: this is the question!

Et si le MAC écrivait au siège de Allen & Overy, comme la firme le propose si gentiment, pour leur demander cette fameuse liste des associés ? 

Epilogue : au Conseil de l’Ordre des Avocats de Paris, un 2 juillet 2013 …

C’était à la séance du Conseil du 2 juillet 2013. 

Les esprits étaient échauffés. Plusieurs Membres du Conseil issus des grands cabinets et de l’UJA pestaient devant leurs écrans, en lisant la tribune du Président du MAC parue la veille en couverture de la Lettre des Juristes d’Affaires (LJA), très lue par les cabinets d’affaires … et leurs clients. 

Car cette tribune dévoilait le fin mot de l’histoire. 

A lire : Article Lja faux associés

« Surfacturation » : le mot est lâché. 

Car d’après nos informations, des cabinets qui ont de faux associés facturent leurs diligences au taux d’un véritable associé – entre 500 et 1 000 Euro HT de l’heure. 

Allez dire aux clients de ces firmes que ces prétendus associés sont de ‘simples’ collaborateurs, dont le taux horaire de facturation devrait être très inférieur …. 

Dans une firme qui compte dix ou quinze faux associés, ce sont des milliers d’heures qui sont facturées chaque année à des entreprises, qui règlent en contrepartie des centaines de milliers d’euros d’honoraires.   

Si les entreprises découvraient cela, par exemple en feuilletant la LJA, on imagine les contestations d’honoraires et changements de cabinets qui pourraient s’en suivre …. 

C’est dans ce climat peu tempéré que, en pleine séance du Conseil, alors que le Président du MAC ne lui avait à aucun moment adressé la parole, Kami Haeri, Secrétaire du Conseil, associé chez August Debouzy, hurla à son endroit :

« Vous avez un comportement de milicien ! Vous êtes un milicien !« . 

Littéralement.

Une Membre du Conseil eu le courage de lui demander de retirer ses propos, mais il cria de plus fort :

« Vous êtes un milicien ! ».

Quelle drôle d’injure. Il fallait tout de même y penser ….

Le problème de l’injure, c’est qu’elle salit souvent plus celui qui la profère que celui qui la subit. 

Le MAC n’a jamais insulté le Secrétaire du Conseil. Nous adorons la satire et le pamphlet, mais nous détestons l’injure et la diffamation. 

Notre Bâtonnière, qui préside les débats, était présente. Elle affichait son sourire de cire, à l’image d’une sculpture du musée Grévin. Elle n’a pas jugé utile d’interrompre son Secrétaire du Conseil ni de condamner ses propos. 

Le Président du MAC a immédiatement adressé un courriel à notre Bâtonnière pour lui demander de faire cesser ces comportements et de restaurer des débats sereins au sein du Conseil de l’Ordre, dans l’intérêt des Confrères qui nous ont élus.   

A ce jour (lundi 8 juillet 2013), elle ne lui a pas répondu et il ne se fait pas trop d’illusions. 

Il y a quelques mois déjà, toujours en pleine séance du Conseil, Thomas Baudesson, Membre du Conseil et ‘Partner’ (‘non-equity’) chez Clifford Chance, répétait que le Président du MAC avait des « méthodes fascistes ».  

Notre Bâtonnière, encore présente, n’avait rien fait. 

Le Président du MAC lui avait écrit. Elle n’a toujours rien fait. 

Le bâtonnat de Christiane Féral-Schuhl s’achèvera bientôt. Il restera peut-être plus marqué par ce qu’elle n’aura pas fait que par ce qu’elle aura fait.

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Le MAC est reçu par les Conseillers justice du Premier Ministre.

Le lundi 10 décembre 2012, les Conseillers justice du Premier Ministre recevront une délégation du MAC (Président, Vice-Présidente et Secrétaire Générale).

Le MAC rappellera la précarité des avocats collaborateurs et il évoquera les propositions de réformes qu’il a déjà formulées auprès du Ministre de la Justice, du Conseil National des Barreaux et du Bâtonnier de Paris :

–        la mise en place d’une assurance perte de collaboration collective, financée par l’Ordre des Avocats, et garantissant une couverture suffisamment longue et élevée pour permettre au collaborateur de retrouver une collaboration satisfaisante (voir « L’assurance perte de collaboration : un projet à parfaire pour les jeunes avocats »), 

–        le renforcement du régime de protection de la collaboratrice enceinte et l’extension de la durée du congé maternité pour des cas particuliers (voir « Congé maternité : allez, encore un petit effort Madame le Bâtonnier ! » et « Congé maternité : la délivrance est proche … mais le ‘travail’ n’est pas fini. »), 

–        l’abrogation de la condition d’ancienneté de 5 ans pour être élu au Conseil de l’Ordre, qui discrimine directement les jeunes et indirectement les femmes (voir « Le MAC demande l’abrogation de la condition d’ancienneté pour être élu au Conseil de l’Ordre »), 

–        l’abrogation du décret dit passerelle, qui permet à des hommes politiques d’accéder à la profession d’avocat à des conditions très assouplies (voir notre recours devant le Conseil d’Etat : « Le MAC introduit un recours contre le décret passerelle permettant à des hommes politiques de venir avocat à des conditions très assouplies »).  

Pour mémoire, le MAC avait déjà été reçu, en 2010, par le Bureau des professions libérales du Ministère de l’Economie, ainsi que par le Cabinet du Ministre de la Justice (à l’issue d’une manifestation de collaborateurs en robe, devant le Ministère de la Justice, le 22 décembre 2010).

Le MAC influe aussi sur l’opinion publique, notamment en faisant publier des articles sur la collaboration libérale dans la presse générale et spécialisée. Il a ainsi été cité dans un article de doctrine récent, qui reprend ses proposition pour l’élection de représentants des collaborateurs dans les cabinets d’avocats (« Le contrat de collaboration libérale a-t-il un avenir au sein de la profession d’avocat ? », C. Tétard-Blanquart, JCP Social, n° 36, 4 sept. 2012, 1355). 

Le MAC continuera de militer auprès des pouvoirs publics pour obtenir les réformes indispensables à la sécurisation du statut de l’avocat collaborateur.  

Avi Bitton, Président, pour le syndicat

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Élections ordinales : l’envers (ou l’enfer) de la démocratie.

Le MAC affectionne les jeux de rôles.

Il prend un certain plaisir à assister à cette grande comédie de démocratie qui se joue chaque année lors des élections ordinales.

Hélas, lui qui aime tant les sensations fortes, les montées d’adrénaline qui donnent le vertige, il ne ressent aucun suspense à l’approche du premier tour (mardi 11 décembre, de 8h30 à 19h), car il sait déjà qui seront les heureux élus. 

En exclusivité pour vous, chers Confrères éclairés, nous vous permettons, ici et maintenant, de deviner les noms de certains de vos 14 futurs représentants au Conseil de l’Ordre de Paris.

Petit traité de sciences politiques ordinales, à l’usage des collaborateurs, qui doivent se mobiliser pour ne pas se laisser confisquer leurs votes ….  

Titre I : l’UJA, élue par la (gr)ACE.  

Vous vous demandez peut-être pourquoi l’UJA réussit, chaque année, à faire élire tous ses candidats au Conseil de l’Ordre, peu important leur notoriété ou leurs mérites personnels [NDLR : il n’y eut qu’un seul accident de parcours, un certain Jérôme Depondt, qui fut finalement élu l’année suivante. Le problème, c’est qu’il s’obstine à indiquer sur son site « Membre du Conseil de l’Ordre » alors qu’il ne l’est plus depuis au moins trois ans ….].

Comme chaque année, les candidats de l’UJA ont fait campagne avec ceux de l’ACE (Avocats Conseil d’Entreprise) et des grands cabinets d’affaires.

La plupart des grands cabinets d’affaires, qu’ils présentent ou non des candidats, ont ainsi organisé des réunions de présentation, dans leurs locaux, à l’attention de leurs centaines de collaborateurs.

Lors de ces réunions, ils n’ont – souvent mais pas toujours – invité que les candidats des grands cabinets et de l’UJA, ou ‘affiliés’ [NDLR : il y a toujours quelques candidats qui font campagne avec eux – cette année il y en a deux ou trois – et qui concluront des alliances avec l’UJA dans l’entre d’eux tours pour ‘s’apporter’ leurs voix respectives].  

Les collaborateurs des cabinets d’affaires, qui représentent environ 5 000 voix, ne peuvent ainsi rencontrer que les candidats que leurs associés veulent bien leur présenter.

Et les autres candidats ?

Parfois, le Président du MAC s’est invité à telle réunion dont il avait eu vent. Il ne fut que très rarement invité.

D’autres fois, il a été bloqué à l’entrée.

Ainsi, le 16 novembre 2012, le Président du MAC, ayant été alerté d’une réunion de candidats chez Orrick, s’est présenté aux portes de la firme.

Il a aperçu une candidate de l’UJA qui franchissait le perron, d’un pas léger, une liasse de professions de foi sous le bras, « et avec le sourire » – on aurait dit Perrette de Jean La Fontaine !   

Et pour cause : elle était invitée, elle, et pas par n’importe qui. Par Catherine Saint Geniest, Partner at Orrick LLP, Membre du Conseil de l’Ordre, Gardienne des Bonnes Mœurs Ordinales, la Miss Mac 2012 [NDLR : encore une qui a voté pour la subvention de 70 000 Euros de l’UJA … et contre celle de 14 200 Euros du MAC. Au moins, elle sait faire la différence entre des syndicalistes et des intermittents du spectacle] : 

 

Et ce qui devait arriver arriva : Catherine Saint Geniest, qui avait organisé cette réunion et y a participé, a personnellement bouté le Président du MAC, ainsi qu’un autre candidat indésirable, hors des murs de la firme, comme de vulgaires représentants de commerce [NDLR : nous qui pensions que la profession d’avocat était incompatible avec le métier de concierge].

Pourtant, Catherine Saint Geniest est Membre de la Commission Elections du Conseil de l’Ordre. Cette Commission est chargée d’organiser les élections, en toute indépendance et impartialité, et ses Membres sont évidemment tenus à un devoir de réserve dans le débat électoral, afin de ne pas rompre l’égalité entre les candidats.

Elle fut aussi Secrétaire de la Commission Déontologie et elle est actuellement Secrétaire de l’Autorité de poursuite disciplinaire.

Mais qui ira poursuivre Catherine Saint Geniest pour ces manquements manifestes à la délicatesse, à la confraternité et à l’éthique électorale ? 

Il y a des grands cabinets qui, bien que n’ayant pas de Membres au Conseil de l’Ordre, ont fait preuve d’un comportement plus démocratique en ouvrant leurs portes à tous les candidats, même au MAC.  

Comme disait Georges Orwell dans La ferme des animaux, tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres ….

Le moment venu, à la veille du premier tour, chacun apportera ses voix à l’autre : les grands cabinets appelleront à voter pour leurs candidats et pour ceux de l’UJA, et l’UJA en fera de même.

C’est ainsi que, lors des dernières élections de 2011, Catherine Saint Geniest [NDLR : on va finir par l’appeler Cathy, cette ‘habituée’ du MAC] n’a pas hésité à adresser ce courriel aux collaborateurs de son cabinet, pour les sommer de voter comme il faut : 

 

Et si l’un des candidats de l’UJA est en ballotage après le premier tour, les grands cabinets et l’ACE lanceront, dans l’entre-deux tours, des appels à voter pour ces ‘syndicalistes’ très dociles.

Un certain Vincent Ohannessian, candidat de l’UJA, en sait quelque chose [NDLR : Vincent, pourquoi as-tu voté contre la subvention du MAC ? On t’aimait bien …].

En 2011, il fut sauvé miraculeusement dans l’entre-deux tours, grâce à la mobilisation des grands cabinets.

Au soir du premier tour, il était en 16ème position, donc en ballotage.

Au second tour, ô providence, il se retrouva en 11ème position, élu !

Autrement dit, en une nuit, il a acquis près de 800 voix supplémentaires ….

Mais nous savons bien que les tours de magie n’existent pas ! Où est la trappe, quel est le fil invisible ?

Ils sont ici, dans ce genre de courriels que Louis Degos, candidat de l’ACE et de la firme K L Gates, a adressé au Barreau de Paris, dans la nuit de l’entre-deux tours, appelant à voter pour les candidats de l’UJA … :     

 

 

(Pacte de corruption entre l’UJA et l’ACE)

Le même Louis Degos qui, une fois élu au Conseil de l’Ordre, a voté pour la subvention faramineuse de l’UJA et toujours contre celle, très modérée, du MAC [NDLR : ça ne se fait pas].

Voilà donc le secret du succès électoral de l’UJA, censée défendre les collaborateurs contre leurs cabinets : passer des alliances avec ces mêmes cabinets.

Titre II : l’UJA, ou la démocratie appliquée à soi-même.  

Le MAC n’est pas adepte des pratiques déviantes.

Mais pour le ‘bon client’ qu’est l’Union des Jeunes Apparatchiks, il va faire une exception.

Il va soumettre l’UJA à la question.

Car savez-vous que l’UJA, à chaque élection, convoque les candidats au Conseil de l’Ordre pour leur imposer des questions pendant toute une soirée ?

Ces petits censeurs s’autorisent ainsi à torturer tous leurs Confrères candidats.

Tous, sauf les leurs, bien entendu.

En voilà une belle leçon de démocratie ! C’est un peu comme si, aux élections législatives, l’UMP convoquait les candidats du PS et du Nouveau Centre pour les questionner publiquement, sans questionner ses propres candidats.

C’est beau le débat.

Le MAC a tellement de questions à poser à l’UJA qu’elles se bousculent dans sa tête [NDLR : un peu comme dans ce chapitre de Belle du Seigneur, où Ariane se demande si Solal l’aime vraiment. Après la publication, Albert Cohen reçut des centaines de lettres et photos d’admiratrices. Écrivain, quel beau métier !].

Juste pour vous, chers lecteurs ‘maqués’, voici un dialogue (presque) imaginaire entre le MAC et l’UJA ….

MAC : Vous fêtez vos 90 ans. Quand on voit la précarité du statut de l’avocat collaborateur, on se demande ce que l’UJA a fait pendant toutes ces décennies …. La vieille dame qu’est l’UJA devrait faire preuve de plus de pudeur et éviter de dire son âge.  

UJA : Ben … On a beaucoup fait la fête : Revue de l’UJA, Beaujolais nouveau, soirées en boite de nuit, … Bref, du pain et des jeux pour le peuple, comme dans la Rome antique. Ca marche comme ça à l’UJA !

MAC : La com’, c’est bien, mais l’action c’est mieux. Chaque année, au moment des élections, vous vous indignez du sort des collaborateurs (maladie, maternité, …). Mais pourquoi vos élus au Conseil de l’Ordre, nombreux depuis tant d’années, n’ont jamais fait ces propositions de réformes au Bâtonnier ? 

UJA : Bah non ! Si on fait voter ces réformes, l’année d’après, on n’aura plus de promesses à faire à ces pauvres collaborateurs …. Pour que le collaborateur vote UJA, il faut qu’il souffre.

MAC : Vos élus au Conseil de l’Ordre, dont une certaine Carine Denoit-Benteux [NDLR : oui, oui, elle aussi a voté, par procuration, contre la subvention au MAC. Elle a pourtant l’air sympâ comme ça …], ont élaboré une Charte de la Collaboration, qui n’a aucun caractère contraignant. Or, dans vos questions aux candidats au Bâtonnat, vous leur demandez s’ils s’engagent à rendre cette Charte obligatoire. Mais pourquoi vos élus au Conseil de l’Ordre n’ont pas proposé de la rendre obligatoire ? C’est un véritable ‘mic-mac’ votre histoire ….

UJA : En voilà une question ! Le MAC n’y connait vraiment rien en politique ! Ch’t’explique, mon coco : à l’extérieur du Conseil, on revendique, on crie au scandale, mais une fois élus, à l’intérieur, on s’arrange …. On ne va quand même pas contrarier les élus des grands cabinets qui font élire nos candidats. Sinon, l’année d’après, nos candidats risquent de ne pas être élus. Compris ?

MAC : C’est bien dommage pour cette Charte Collaboration …. Car comme disait Montesquieu, les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.

UJA : Vous êtes vraiment fous au MAC !

MAC : Un peu, c’est vrai. Mais comme disait Montaigne, on construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n’y sont pas enfermés qu’ils ont encore la raison. Tiens, une idée folle : pourquoi ne pas fusionner l’UJA et l’ACE pour créer l’ « UJACE » ? Comme ça, au moins, vous feriez des économies de coûts de fonctionnement.

UJA : Pas si bête ! Enfin, vous savez, nous ne payons pas de loyer : le local de l’UJA nous est mis à disposition gratuitement par la grâce de l’Ordre. A part ça, nous sommes très indépendants. 

MAC : Justement, passons au financement de l’UJA. Ca ne vous pose pas problème d’être subventionnés par les grands cabinets ? Comment vous faites quand un collaborateur vient vous voir pour le défendre contre ces cabinets d’affaires qui votent votre subvention ou font partie de l’ACE, genre Skadden, KL Gates, UGGC, August Debouzy, Orrick, Huglo Lepage, Clifford Chance [NDLR : joyeux anniversaire !] … ? Comment vous opposer à Salans (dont l’associé Jean-Louis Magnier à voté pour la subvention UJA et contre celle du MAC), au moment où ce cabinet fusionne et risque de ‘supprimer les collaborateurs en doublon’ [NDLR : attention : le MAC va mordre profond !]. 

UJA : Pas question de répondre à la provocation ! On n’est pas au MAC, ici, on n’aime pas parler argent. C’est tabou chez nous !   

MAC : Oui, on vous comprend, mais tout de même ! Les avocats de notre Barreau ont le droit de savoir où passent leurs cotisations ! Les collaborateurs qui appellent « SOS Collaborateurs » ou qui vous demandent de les assister devant l’Ordre doivent savoir s’ils ont affaire à un syndicat indépendant. Nous préparons d’ailleurs la Saison 2 de notre saga « L’UJA, une amie qui vous veut des biens. ».   

UJA : Grrr …. [NDLR : notre interlocuteur devient tout rouge – oh la la, gentil le toutou !].

MAC : Vous dites que vous assistez les collaborateurs « bénévolement », « à titre gratuit ». Pourtant, d’après les informations que nous avons pu recueillir, les membres de l’UJA encaissent souvent des honoraires dans ces affaires …. 

Nous sommes contraints d’interrompre notre programme : un nervi de l’UJA nous a sauté dessus dans un couloir sombre, à l’abri des regards, et nous a saisi par la mâchoire en nous menaçant d’exercer sur notre personne des violences volontaire susceptibles d’entrainer une ITT supérieure à 30 jours ….

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Clifford Chance fête ses 50 ans. Happy birthday Mister President !

Le MAC est fidèle en amitié.

Il n’oublie jamais de souhaiter bon anniversaire à ses vieux copains.

Alors que même que le MAC est très pris par la campagne électorale, il ne pouvait rater, pour rien au monde, la fête organisée par Clifford Chance pour célébrer comme il se doit ses 50 ans de vie parisienne.

La firme a généreusement convié ses anciens collaborateurs, ses ‘alumni’, à sa boom du 6 décembre à 19 heures, place Vendôme.

Le Président du MAC ayant été en son temps collaborateur de Clifford Chance [NDLR : si ça, ça ne s’appelle pas une ‘erreur de casting’ … ! Observons une minute de silence pour le chasseur de tête qui a dû perdre un gros client.], il s’est benoitement inscrit via le formulaire en ligne :

A sa grande surprise, le Président du MAC a reçu ce courriel, envoyé par une avocate de la firme, mais vraisemblablement dicté par Yves Wehrli, Managing Partner, Président en exercice, dans un vocabulaire précautionneusement pesé.

On a utilisé la femme, comme pour tenter d’attendrir le MAC.

Il est vrai que cette femme, délicieuse, ne manque pas de charme.

Mais le MAC est bien placé pour savoir, comme Lacan, que l’homme est le sexe faible devant la sexualité ….

Clifford Chance a donc refusé d’accueillir le Président du Mac a leur anniversaire. La firme serait fâchée contre lui ? Ou peut-être est-ce Monsieur Wehrli qui est contrarié, lui qui, dans une interview au magazine Profession Avocat, décrivait le Président du MAC comme « le pire moment de sa vie professionnelle ».

Pourtant, le Président du MAC aurait bien voulu retrouver ses petits camarades de jeu. Il a laissé tellement de bons souvenirs dans cette grande cour de récréation que fut pour lui Clifford Chance LLP.

Souvenirs, souvenirs

Ah, ces expériences formidables qui forgent des souvenirs impérissables.

Ces soirées de closings passées à amender, encore et toujours, des projets de contrats de la plus haute importance.

Ces drafts travaillés et retravaillés avec soin, à la virgule près, jusqu’à atteindre la perfection, la version 17, la version finale … A moins que le Counsel [NDLR : aspirant Partner] ne découvre, à deux heures du matin, la dernière jurisprudence sur la substitution de cocontractant et vous fasse ajouter une dernière clause, dans une version 18 ….

Ces soirées inoubliables que nous terminions à 6 heures du matin … pour reprendre à 10 heures le jour même, d’attaque pour enfin signer les contrats avec les banquiers, munis de leur Mont-Blanc.

Ces tombstones – une sorte de hochets de la République distribués par les clients à leur lawyers en guise de récompense pour les bons et loyaux services rendus – que nous posions fièrement sur nos bureaux. Le bureau personnel d’Yves Wehrli, conseil d’Airbus, est ainsi recouvert  d’avions miniatures [NDLR : « Vanité, vanité, tout n’est que vanité et poursuite du vent », disait le Roi Salomon].

Mais qui est vraiment ce monument du patrimoine de notre Barreau ? Laissez nous faire les présentations.

Yves Wehrli, ou la réussite par le mérite.

Le MAC éprouve une certaine admiration pour les gros gabarits.

C’est pourquoi il a décidé de rendre hommage aux grands patrons de cabinets d’affaires.

Vous pensez qu’ils doivent leur gloire à leur famille ou à leur fortune ? Détrompez-vous, envieux que vous êtes !

Just for you, chers Confrères et amis, nous allons vous conter le fabuleux destin de Monsieur Yves (Charles Marie) Wehrli, Managing Partner de Clifford Chance LLP [NDLR : encore un cabinet dont l’élu au Conseil de l’Ordre à voté pour la subvention mirobolante de l’UJA et contre la modeste demande de subvention du MAC – il vaut mieux éviter de faire ce genre de choses …], un self-made man, un enfant des bidonvilles qui a commencé comme Apprenti, pour devenir Ouvrier Qualifié et parvenir, enfin, au grade si recherché de Contremaître de l’Annexe française de cette grande usine du droit des affaires – The Firm.

Tout jeune avocat recruté comme collaborateur a droit un rituel immuable à son arrivée chez Clifford Chance.

A l’occasion de l’induction course, sorte de session d’accueil dans la firme, il peut écouter religieusement  Yves Wehrli, en personne, lui tenir le discours le plus stimulant qui soit, dans un style très American, un sourcil droit, l’autre froncé :

« Est-ce que vous deviendrez tous Partners ? Non !

Est-ce que les meilleurs d’entre vous deviendront Partners ? Oui ! »

Et le Managing Partner de raconter le roman de sa propre vie, à la façon d’un American dream : il était rien et maintenant il est tout.

Monsieur Wehrli aurait commencé comme simple stagiaire. Puis, à la force du poignet, il aurait été embauché comme collaborateur, pour ensuite devenir Partner … et atteindre le firmament, la consécration suprême : Managing Partner (associé gérant).

Et Monsieur Wehrli d’assurer les nouvelles recrues de la méritocratie qui règne dans la firme : chez nous, vous ne réussirez pas parce que vous êtes un ‘fils de’, mais uniquement par le fruit de votre travail.

Ce que l’historiographie officielle ne dit pas, c’est que Monsieur Wehrli s’est amouraché en chemin  et a épousé la nièce d’un associé historique de la succursale française. De là à dire que ça a pu l’aider dans sa fulgurante ascension ….

Et c’est ainsi que depuis 1999, soit depuis 13 années, Monsieur Wehrli est élu et réélu comme Président de Clifford Chance, mandat pour lequel il est à chaque fois candidat à sa propre succession [NDLR : un peu comme le Président du MAC, qui persiste à briguer un nouveau mandat au Conseil de l’Ordre …].

Le secret weapon de Monsieur Wehrli ? C’est cette American touch, cet air de John Fitzgerald Kennedy qui lui donne un charme irrésistible.

A vot’ santé !

Le Président du MAC ne pouvait pas ne pas être de la fête.

Il s’est donc présenté à la porte de la firme, en ce 6 décembre 2012, ponctuel, à 19 heures précises, dans son plus beau costume, accompagné de militantes du MAC [NDLR : il a dû se dire que, pour réussir à rentrer, il valait mieux s’entourer de filles, comme en boîte de nuit], les mains remplies de présents en signe d’amitié, dont un gâteau d’anniversaire (avec pas trop de crème, au cas où il finirait lui-même entarté …).

Et pour faire bonne figure, nous avons trinqué à la santé de la firme [NDLR : qui a dit qu’on voulait faire ‘trinquer’ la firme ?] :

Avec Clifford Chance, la fête est plus folle !

Long life to Clifford Chance! Long life to our friendship! Cheers!

Nous avons même délivré un message de paix aux invités chanceux :

Avant de quitter les lieux, nous avons aussi tenu à laisser notre propre tombstone à Clifford Chance LLP, en aimable souvenir de notre descente :

Happy birthday Mister President !

Pour souhaiter un bon anniversaire à Monsieur le Président, le MAC a choisi sa meilleure recrue, sa ‘petite préférée’, une créature qui allie l’élégance, la classe, et une petite touche de vulgarité [NDLR : les hommes n’osent pas le dire, mais ils aiment ça ….].

Spécialement pour vous, Monsieur Wehrli, vous qui auriez pu devenir Président des Etats-Unis d’Amérique (vidéo) :

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